"Le marché du logement s'apparente à une montagne russe ", titrait récemment le Vastgoedjournaal.nl. La comparaison portait sur le marché néerlandais du logement. Nos voisins du Nord savent qu'à une hausse de prix vertigineuse succède souvent une dégringolade tout aussi spectaculaire. Heureusement, sur le marché immobilier belge, la pente est généralement plus douce, même si elle continue à monter. Une sorte de faux plat, comme diraient les cyclistes.
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"Le marché du logement s'apparente à une montagne russe ", titrait récemment le Vastgoedjournaal.nl. La comparaison portait sur le marché néerlandais du logement. Nos voisins du Nord savent qu'à une hausse de prix vertigineuse succède souvent une dégringolade tout aussi spectaculaire. Heureusement, sur le marché immobilier belge, la pente est généralement plus douce, même si elle continue à monter. Une sorte de faux plat, comme diraient les cyclistes. Les nouvelles statistiques de la Fédération royale du notariat belge révèlent malgré tout des courbes de prix plus marquées. Les habitations ont renchéri de 2,4 % au premier semestre de cette année. Le prix médian s'établit désormais à 215.000 euros. Sur le marché des appartements, la hausse atteint 5,6 %. Soit une belle grimpette, avec un prix médian de 190.000 euros en guise de récompense. Le prix médian du terrain à bâtir a quant à lui gonflé de quelque 8 % jusqu'à 145 euros/m2. Les tendances nationales se répercutent également sur les chiffres du marché du logement flamand. En Flandre, les habitations se sont valorisées de 2,1 % pour se fixer à 245.000 euros. Les prix ont pas mal forci (+ 4,9%) en province de Limbourg surtout. Le prix moyen des appartements flandriens a grossi de 5,4 % jusqu'à 195.000 euros. La valeur du terrain à bâtir a bonifié de 4,2 % pour atteindre un prix médian de 208 euros/m2. Des trois régions, la Wallonie est celle qui affiche les plus fortes hausses de prix des maisons et des terrains à bâtir. Les habitations se sont valorisées de 2,6 % (159.000 euros). Avec une augmentation de 3,6 % et un solide prix médian de 285.000 euros, la province du Brabant wallon décroche la timbale du marché du logement le plus coûteux de Wallonie. L'avancée des prix de 4,6 % fixe le prix médian du terrain à bâtir wallon à 67 euros/m2. Le prix des appartements en Wallonie a crû de 3,3 % pour s'établir à une moyenne de 155.000 euros. A Bruxelles, le prix médian des habitations enregistre un solide sursaut de 3,9 %. Le chiffre reste élevé : 365.000 euros. Quant aux appartements de la capitale, ils ont encore renchéri (+2,6 % à 200.000 euros). Un modeste rebond de 0,5 % fixe le prix médian du terrain à bâtir à quelque 571 euros/m2. Bruxelles et sa banlieue verte dominent le Top 10 des communes les plus onéreuses. En pole position, Woluwe-Saint-Pierre affiche un prix médian de 510.000 euros sur le marché des habitations. Ixelles (500.250 euros) et Crainhnem (490.000 euros) occupent la deuxième et la troisième marche du podium. A la surprise générale, Hove s'invite au classement. Cette commune résidentielle du sud d'Anvers devance les communes de villas du nord de la métropole, Schilde et Brasschaat. Les amateurs d'habitations bon marché privilégieront la province du Hainaut qui aligne pas moins de neuf communes au Top 10 des marchés les moins chers. Avec un prix médian de 85.000 euros, Quaregnon détient la palme de la commune la moins onéreuse de tout le pays.