Actuellement, l'Espagne compte environ deux millions de biens à vendre, dont 600.000 sont des biens saisis par une banque. Or, il semble qu'environ la moitié des Belges qui souhaitent acquérir un bien en Espagne le fassent via un bien saisi par une banque. Pourtant, et c'est là que cela se corse, Marleen De Vijt, la patronne de l'agence Azull, leader sur le marché immobilier espagnol, nous avertit des dangers potentiels d'un achat trop impulsif !

Les dangers cachés de l'immobilier espagnol

D'abord, sur Internet, tous les biens sont beaux. Certaines photos sont prises de telle manière que vous ne pouvez pas voir que le bien en question surplombe une autoroute ou qu'une autoroute lui barre l'accès vers la mer - autrement dit, la vue est en partie là, mais l'accès à la mer nécessitera de trouver une sortie x kilomètres plus loin, ce qui n'est pas très pratique.

Sans oublier qu'il faut prévoir une remise à neuf de certains appareils domestiques comme des boilers totalement oxydés, voire parfois même des câbles électriques arrachés de rage par les anciens propriétaires, furieux de devoir quitter leur résidence secondaire à cause de la banque qui a saisi leur bien.

Par ailleurs, il faut également savoir si le bien sur lequel vous avez jeté votre dévolu fait partie d'un complexe plus large. Si ce complexe compte d'autres biens vides, vous risquez de devoir prendre en charge une bonne partie des frais communs, car vous serez le seul ou l'un des rares occupants des lieux. Autrement dit, l'entretien du jardin et de la ou des piscines sera pour votre pomme. Et inutile d'espérer une aide de la banque, elle n'intervient pas dans les frais communs. Sans oublier que les anciens propriétaires n'étaient plus là pour entretenir les lieux communs, pas plus d'ailleurs que la banque.

Il y a donc des biens qui se vendent à des prix décotés en Espagne, mais il faudra voir si cette décote compense largement ou pas les frais que vous aurez sans doute à effectuer, histoire que le rêve ne se transforme pas en cauchemar. Soyons clairs, c'est tout à fait possible, mais l'idéal, c'est d'aller sur place et de ne pas se contenter de photos idéalisées sur le Net.

Amid Faljaoui (en Espagne)

Actuellement, l'Espagne compte environ deux millions de biens à vendre, dont 600.000 sont des biens saisis par une banque. Or, il semble qu'environ la moitié des Belges qui souhaitent acquérir un bien en Espagne le fassent via un bien saisi par une banque. Pourtant, et c'est là que cela se corse, Marleen De Vijt, la patronne de l'agence Azull, leader sur le marché immobilier espagnol, nous avertit des dangers potentiels d'un achat trop impulsif !D'abord, sur Internet, tous les biens sont beaux. Certaines photos sont prises de telle manière que vous ne pouvez pas voir que le bien en question surplombe une autoroute ou qu'une autoroute lui barre l'accès vers la mer - autrement dit, la vue est en partie là, mais l'accès à la mer nécessitera de trouver une sortie x kilomètres plus loin, ce qui n'est pas très pratique.Sans oublier qu'il faut prévoir une remise à neuf de certains appareils domestiques comme des boilers totalement oxydés, voire parfois même des câbles électriques arrachés de rage par les anciens propriétaires, furieux de devoir quitter leur résidence secondaire à cause de la banque qui a saisi leur bien.Par ailleurs, il faut également savoir si le bien sur lequel vous avez jeté votre dévolu fait partie d'un complexe plus large. Si ce complexe compte d'autres biens vides, vous risquez de devoir prendre en charge une bonne partie des frais communs, car vous serez le seul ou l'un des rares occupants des lieux. Autrement dit, l'entretien du jardin et de la ou des piscines sera pour votre pomme. Et inutile d'espérer une aide de la banque, elle n'intervient pas dans les frais communs. Sans oublier que les anciens propriétaires n'étaient plus là pour entretenir les lieux communs, pas plus d'ailleurs que la banque.Il y a donc des biens qui se vendent à des prix décotés en Espagne, mais il faudra voir si cette décote compense largement ou pas les frais que vous aurez sans doute à effectuer, histoire que le rêve ne se transforme pas en cauchemar. Soyons clairs, c'est tout à fait possible, mais l'idéal, c'est d'aller sur place et de ne pas se contenter de photos idéalisées sur le Net.Amid Faljaoui (en Espagne)