Francis Carnoy, le directeur de la Confédération construction wallonne (CCW), estime que sans candidats aux métiers de la construction, il sera impossible de relever les défis de la reconstruction et de l'isolation des bâtiments.

Selon lui, à l'heure actuelle on trouve sur le site du Forem seulement 2.000 offres d'emploi dans les métiers de la construction alors qu'il estime "qu'on peut considérer qu'il y en a au moins 7.000 en Wallonie. Il estime aussi à près de 5.000 le nombre de travailleurs qui seront nécessaires en plus pour assumer le plan de relance wallon ainsi que la reconstruction de tout ce que les intempéries ont démoli.

Lutter contre les idées reçues

"Il est clair que les raisons qui provoquent cette pénurie ne manquent pas. On peut notamment évoquer la désaffection sociétale pour les métiers manuels et techniques", selon M. Carnoy. Il regrette que "les gens pensent que ce sont des métiers sales et dangereux. Nous ne sommes plus dans Germinal et je peux vous dire que, même si cela ne va pas encore assez vite, ce sont des métiers qui évoluent. La transition numérique et technologique va s'accélérer dans le secteur. Cette évolution, beaucoup de jeunes l'ignorent. On utilise déjà des drones, des imprimantes 3D ou des exosquelettes dans certaines professions".

Francis Carnoy avance un autre élément important: "Les conditions salariales sont très bonnes. Les métiers de la construction occupent la deuxième place du podium au niveau des salaires ouvriers, juste après la chimie".

Il en appelle à une union sacrée entre le secteur, les syndicats et le gouvernement wallon. "Ce dossier rend nerveux et je trouve que l'on incrimine trop souvent les conditions salariales et de travail dans le secteur pour expliquer les pénuries."

Francis Carnoy, le directeur de la Confédération construction wallonne (CCW), estime que sans candidats aux métiers de la construction, il sera impossible de relever les défis de la reconstruction et de l'isolation des bâtiments. Selon lui, à l'heure actuelle on trouve sur le site du Forem seulement 2.000 offres d'emploi dans les métiers de la construction alors qu'il estime "qu'on peut considérer qu'il y en a au moins 7.000 en Wallonie. Il estime aussi à près de 5.000 le nombre de travailleurs qui seront nécessaires en plus pour assumer le plan de relance wallon ainsi que la reconstruction de tout ce que les intempéries ont démoli. "Il est clair que les raisons qui provoquent cette pénurie ne manquent pas. On peut notamment évoquer la désaffection sociétale pour les métiers manuels et techniques", selon M. Carnoy. Il regrette que "les gens pensent que ce sont des métiers sales et dangereux. Nous ne sommes plus dans Germinal et je peux vous dire que, même si cela ne va pas encore assez vite, ce sont des métiers qui évoluent. La transition numérique et technologique va s'accélérer dans le secteur. Cette évolution, beaucoup de jeunes l'ignorent. On utilise déjà des drones, des imprimantes 3D ou des exosquelettes dans certaines professions". Francis Carnoy avance un autre élément important: "Les conditions salariales sont très bonnes. Les métiers de la construction occupent la deuxième place du podium au niveau des salaires ouvriers, juste après la chimie". Il en appelle à une union sacrée entre le secteur, les syndicats et le gouvernement wallon. "Ce dossier rend nerveux et je trouve que l'on incrimine trop souvent les conditions salariales et de travail dans le secteur pour expliquer les pénuries."