Le pavillon belge couvre une superficie brute de 1.500 m2. S'étendant sur quatre étages, il sera situé dans le quartier thématique de la Mobilité. Le but de cette "arche verte", faite de végétation et de matériaux réutilisables, est de présenter une Belgique verte et intelligente et montrer que le royaume est un pays pionnier, explique BelExpo, un service dépendant du SPF Economie et chargé du projet.

Le bâtiment sera dédié à la mobilité douce et concentré sur l'émergence de villes vertes, denses et connectées. Il exposera le savoir-faire industriel, technologique et scientifique belge à l'international.

"On voulait un pavillon tape-à-l'oeil, dont l'architecture attire l'attention, et qui reflète la Belgique dans ses différentes composantes", confie Patrick Vercauteren, commissaire général de BelExpo. Il sera typiquement belge, avec un mélange entre le romantisme latin fait de courbes et la rigueur anglo-saxonne, plus rectangulaire. Elégance et sobriété y seront réunies."

Mais, pour le moment, le bâtiment, dont la structure sera en acier, n'en est encore qu'au stade des travaux de fondation et d'excavation. Le groupe belge de construction Besix est responsable de cette tâche d'envergure. Il a en effet remporté l'appel d'offres via un consortium avec les bureaux d'architectes Vincent Callebaut et Assar. La fin des opérations de gros oeuvre est prévue pour le mois de février. Le bâtiment devrait être totalement prêt pour la mi-septembre. Il sera ensuite entièrement déconstruit et le site rendu à son état d'origine.

Attribué selon le principe du premier arrivé, premier servi, son emplacement n'a pas été choisi par hasard. Le pavillon est situé à côté de celui de la Thaïlande et près de celui de la France.

"Il n'est pas trop éloigné du dôme central, le point névralgique de l'Expo. Il se situe dans un coin et dans une courbe, ce qui lui permet d'avoir trois façades -un atout- et de davantage attirer le regard. L'arche sur laquelle il repose permettra en outre aux visiteurs de passer en dessous, où se trouveront des stands de fast-food proposant des spécialités belges (gaufres, bières sans alcool, frites, glaces, etc.) et des magasins de chocolat belge et de souvenirs. Enfin, un arrêt de bus se trouvera à proximité", détaille Patrick Vercauteren.

Ce dernier espère y voir s'arrêter 15.000 personnes chaque jour, soit environ 2,5 millions de visiteurs sur les six mois (ou 173 jours) de l'Expo, qui devrait, elle, en attirer 25 millions au total. Il s'attend à ce que ce soient principalement des gens venant des pays environnants et, plus largement, du Moyen-Orient, d'Asie du Sud et d'Afrique de l'Est.

Le thème de la mobilité de demain sera, lui, mis en avant de multiples manières au sein du pavillon, notamment au travers d'un voyage immersif sur le passé, le présent et l'avenir (en 2050) des déplacements. "Tous les problèmes de mobilité seront résolus".

Les visiteurs seront accueillis virtuellement par des célébrités belges et seront ensuite accompagnés en permanence par des personnages de BD belge tout au long de leur évolution dans le pavillon. Ils seront même transformés eux-mêmes en héros de BD grâce à un hologramme à la fin de leur voyage. Plusieurs maisons d'édition se sont d'ailleurs associées pour développer une histoire commune à ces personnages, une première selon le commissaire général de BelExpo.

Il espère donc que le pavillon pourra "mettre la Belgique sur la carte du monde et inciter les visiteurs à se rendre en Belgique, à y investir ou à initier des collaborations avec le pays".

Le budget de la Belgique pour l'Expo 2020 est de huit millions d'euros. Le consortium lauréat a par ailleurs trouvé pour 3,5 millions d'euros de sponsors.