Maisons ordinaires : croissance des valeurs, tassée mais réelle sur dix ans

Avec une hausse moyenne d'activité (nombre de transactions) fixée fin juin par la Fédération des Notaires à plus de 6% sur base annuelle et des prix en légère hausse (+1%) ou baisse (-0,6%) à échelle nationale selon les sources (Fédération des Notaires et Bureau d'expertise de Crombrugghe & Partn...

Avec une hausse moyenne d'activité (nombre de transactions) fixée fin juin par la Fédération des Notaires à plus de 6% sur base annuelle et des prix en légère hausse (+1%) ou baisse (-0,6%) à échelle nationale selon les sources (Fédération des Notaires et Bureau d'expertise de Crombrugghe & Partners), on peut dire que le marché de la maison ordinaire d'occasion se porte mieux malgré la crise ambiante. Dans certaines provinces, cette croissance d'activité dépasse les 10 voire les 15%.Côté prix, on n'en est bien sûr plus aux hausses de valeurs à deux chiffres parfois enregistrées entre 1997 et 2007, souvent jugées spéculatives par les spécialistes. Et tant mieux pour tout le monde, à commencer par candidats à l'achat les moins aisés.Les évolutions décennales (2004-2014) que nous avons mises en exergue sur base des statistiques de SPF Economie montrent (cfr. carte ci-dessus) que, dans certaines communes de toutes les provinces, des écarts de prix de plus de 100% sont encore fréquents. A ce petit jeu des chiffres, ce sont les communes bruxelloises qui affichent encore, à quelques exceptions près, les valorisations les plus élevées. Attention donc à bien choisir où loger sa famille ou placer son argent : les variations de prix de la même maison ordinaire sont parfois énormes d'une commune à sa voisine.