Présent dorénavant dans six pays, le groupe a décidé d'actionner davantage encore sa présence dans ces pays où la croissance économique dépasse les 4%. " L'idée est de se développer dans des villes qui ont une politique de développement urbain moins compliquée que ce que l'on retrouve par exemple à Bruxelles, fait remarquer Stéphan Sonneville, CEO d'Atenor. De manière à développer davantage de mètres carrés. Nous trouvons actuellement notre bonheur à Varsovie, Bucarest et Budapest. Cette orientation devrait nous permettre d'atteindre un de nos objectifs, qui est de doubler d'ici 2021 notre marge brute annuelle, pour passer de 40 à 80 millions d'euros. "

Et Bruxelles dans tout cela ? Atenor n'a jamais envisagé de s'y désengager mais veut désormais valoriser son savoir-faire dans des villes en développement. " A Bruxelles, nos projets sont davantage ciblés ", pointe Stéphan Sonneville. La priorité du promoteur est de miser sur les quartiers situés à proximité des gares, des sites qui permettent de développer du bureau et du résidentiel et de contribuer à diminuer la dépendance à la voiture. On retrouve donc Atenor à la gare du Nord (CCN où un concours d'architecture avec six bureaux est en cours) et à la gare du Midi (projet Victor, où un plan d'aménagement directeur est en cours). Dans ce coin-là, Atenor est toujours en lice (avec trois autres consortiums) pour obtenir le marché de la construction du nouveau QG de la SNCB, avenue Fonsny. Décision attendue le 25 novembre.

Atenor dispose aujourd'hui de 27 projets dans son portefeuille. Soit 1,2 million de m2 en développement. Sur le plan financier, le résultat net consolidé au premier semestre s'élève à 6,3 millions. Le cours de Bourse est passé de 40 à 66 euros en cinq ans. Seul le niveau d'endettement semble quelque peu élevé (415 millions).