Situé en bord de Meuse, ce site a accueilli un des fleurons de l'industrie wallonne avant que celui-ci ne ferme définitivement ses portes en 1989. Depuis, différentes sociétés s'y sont établies et les pouvoirs publics ont acquis une partie des 26 hectares disponibles.

"Mais aujourd'hui, c'est un avenir nouveau que nous voulons porter pour ce site, avec l'ambition d'y retrouver une activité économique innovante", a expliqué Frédéric Daerden, le bourgmestre de la ville.

Au coeur de cette volonté: le projet 'Verdir', développé depuis 2012 par l'ULg et centré sur l'extraction de molécules destinées aux biotechnologies. "C'est un projet d'agriculture urbaine, comprenant notamment des conteneurs intelligents facilitant la production de végétaux, qui pourrait attirer d'autres entreprises du secteur", a précisé Frédéric Daerden.

Autour de ce 'laboratoire, lieu de recherche et de travail', la ville entend construire des logements "hyper équipés et hyper connectés", chauffés grâce à un système de chauffage urbain dont l'énergie sera fournie par l'incinérateur d'Intradel tout proche.

"La première phase de ce projet, centrée sur 'Verdir', pourrait débuter dès demain", a encore expliqué le bourgmestre. Pour la suite, des obstacles restent à lever, dont celui de convaincre les différents propriétaires - une vingtaine - que compte le site.

"Ce qu'il faut actuellement, c'est créer une dynamique. Nous présentons ce projet au Mipim pour montrer que la dynamique publique est là. Nous attendons maintenant le privé", a-t-il conclu.