La Confédération Construction, Bouwunie et la Fédération professionnelle des négociants en matériaux de construction (FEMA) se rangent à l'accord conclu la semaine dernière pour les ouvriers du secteur.

"Au vu de la pénurie de main-d'oeuvre (12.600 postes sont actuellement vacants), l'augmentation du flux entrant et la diminution du flux sortant sont vitales", soulignent les organisations.

Dans un communiqué distinct, la Confédération et les syndicats du secteur déplorent que la filière soit vue comme un "choix de relégation". Ils appellent à "changer le regard" sur le métier, soulignant qu'il offre une carrière stable, de l'évolution technologique constante, de la variété ou encore un apprentissage sur le terrain.

L'objectif est par ailleurs de mettre en oeuvre, dès 2020-21, un business plan en vue de partenariats avec plusieurs écoles de construction. L'intervention sectorielle dans le coût salarial lié à aux formations en entreprises passera de 120 à 180 heures.

Il a en outre été convenu que tous les interlocuteurs sociaux de la construction plaideront auprès du prochain gouvernement afin d'éliminer la discrimination concernant les heures fiscalement avantageuses au-delà des 130 heures en supprimant la condition d'enregistrement des présences, se réjouissent les employeurs.

L'accord prévoit aussi que le nombre d'heures supplémentaires fiscalement avantageuses passera en outre de 180 à 220 heures pour l'ensemble du secteur, et à 280 heures pour les entrepreneurs de voiries. Il sera en outre possible de travailler 9,5 heures par jour au lieu de 9 heures actuellement, soulignent les organisations patronales.