Contrairement à ce qui a été écrit ici et là, le résultat de la consultation populaire (79,3 % de votes défavorables) qui s'est déroulée dimanche dernier à Ottignies-Louvain-la-Neuve et qui a rassemblé un votant sur quatre n'enterre pas les ambitions du propriétaire français. Loin de là. Il vient par contre de réaliser que la pilule de l'extension sera plus difficile à faire avaler à une partie de la population. Et que son projet va encore prendre d...

Contrairement à ce qui a été écrit ici et là, le résultat de la consultation populaire (79,3 % de votes défavorables) qui s'est déroulée dimanche dernier à Ottignies-Louvain-la-Neuve et qui a rassemblé un votant sur quatre n'enterre pas les ambitions du propriétaire français. Loin de là. Il vient par contre de réaliser que la pilule de l'extension sera plus difficile à faire avaler à une partie de la population. Et que son projet va encore prendre deux ans de plus vu les recours au Conseil d'Etat qui seront inévitablement déposés. Où en est-on aujourd'hui ? Klépierre n'a pas encore introduit sa demande de permis unique relative à l'extension. Elle est attendue à l'automne. L'enjeu actuel est de savoir si elle sera amendée ou si elle restera dans les contours de celle qui a été définie avec le pouvoir communal fin 2016, après des mois de discussions. Les opposants au projet arguent que le résultat de la consultation ne peut rester sans suite. Et que le principe même de l'extension doit être revu. Le bourgmestre Jean-Luc Roland (Ecolo) parle " d'un signal important ". Ce n'est toutefois pas si simple. Pourquoi ? Car, et on a tendance à l'oublier, Klépierre a reçu son permis socio-économique en septembre 2014. Le principe de l'extension est donc validé. La protestation citoyenne relative à l'opportunité d'augmenter le nombre de commerces (une cinquantaine d'enseignes supplémentaires sont prévues) arrive un peu tard. Si amendements il y a, ce sera donc à la marge. Et sur des éléments urbanistiques ou de mobilité. La décision finale est entre les mains du fonctionnaire délégué, la commune ne remettant qu'un avis. Si Christian Radelet se dit insensible à l'élan populaire, il ne le sera par contre pas à la pertinence des arguments déployés. Mais, comme d'autres, il avance que l'aménagement urbain de la dalle n'est pas terminé et que cette extension est une belle opportunité d'y remédier. D'autant qu'elle a été imaginée dès le départ, accentuée par la promesse d'emphytéose donnée par l'UCL. En cas de refus, le promoteur pourra toujours obtenir son permis en recours auprès du ministre régional Carlo Di Antonio (cdH). Par Xavier Attout.