Interrogé sur France Inter sur la nécessité de faire de Notre-Dame un trésor national, Jean-Jacques Aillagon a répondu "non, puisque la question des financements semble réglée".

"Dans l'émotion de l'incendie, je me suis dit qu'il fallait trouver une idée pour rapidement mobiliser des fonds, de façon à ce que le financement des opérations soit assuré dans les meilleurs délais", a expliqué Jean-Jacques Aillagon à la radio, mais "cette question est désormais dépassée".

Depuis une loi de 2003 qui porte le nom de l'ancien ministre, aujourd'hui directeur général de la collection Pinault, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat (66% de réduction d'impôt sur le revenu pour les particuliers).

Cette réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsqu'il concerne l'achat de biens culturels considérés comme des "trésors nationaux" ou présentant "un intérêt majeur pour le patrimoine national".

M. Aillagon estime que la question pourra être posée à l'avenir d'appliquer le dispositif des trésors nationaux "à un monument dont les travaux nécessitent des moyens très importants".

Les promesses de dons venues de grandes fortunes françaises, mais aussi de l'étranger, ou encore des cagnottes, se multiplient depuis l'incendie qui a ravagé la cathédrale, dépassant les 800 millions d'euros.

La société d'investissement de la famille Pinault, Artemis, a annoncé qu'elle allait débloquer 100 millions d'euros pour participer à la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Le ministère de la Culture a mis en place le site internet https://www.gouvernement.fr/rebatirnotredame pour canaliser les dons.