"Avec le Left Side Business Park, Charleroi possède le plus beau projet de parc d'affaires de Belgique. Evidemment, donc, qu'il y a un marché de bureau et que celui-ci va encore se dynamiser à l'avenir ! " Georgios Maillis, bouwmeester (maître-architecte) de Charleroi, fait rarement dans la demi-mesure quand il évoque la ville dont il pilote la destinée depuis maintenant cinq ans. Il faut dire que contrairement à ce que certains pourraient croire, le stock de bureaux est, selon le courtier Cushman & Wakefield, aussi important à Charleroi qu'à Liège (4428.000 m2 pour l'un, 427.000 m2 pour l'autre).
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"Avec le Left Side Business Park, Charleroi possède le plus beau projet de parc d'affaires de Belgique. Evidemment, donc, qu'il y a un marché de bureau et que celui-ci va encore se dynamiser à l'avenir ! " Georgios Maillis, bouwmeester (maître-architecte) de Charleroi, fait rarement dans la demi-mesure quand il évoque la ville dont il pilote la destinée depuis maintenant cinq ans. Il faut dire que contrairement à ce que certains pourraient croire, le stock de bureaux est, selon le courtier Cushman & Wakefield, aussi important à Charleroi qu'à Liège (4428.000 m2 pour l'un, 427.000 m2 pour l'autre).La dynamique est toutefois bien différente d'un bassin industriel à l'autre. " La prise en occupation tourne autour de 20.000 m2 par an en moyenne à Liège, alors qu'elle est plus faible à Charleroi, entre 10.000 et 12.000 m2 ", note Stéphane Moermans, en charge du marché wallon chez Cushman & Wakefield. La dynamique carolo est toutefois amenée à se renforcer dans les prochaines années, vu les projets en cours. La plus importante transaction wallonne de 2018 est d'ailleurs à relever à Charleroi avec l'achat par Solidaris de l'ancien quartier général de Fortis, en attente de rénovation (12.000 m2). Parmi les autres transactions d'envergure, relevons la prélocation de près de 7.000 m2 de la FGTB dans l'une des quatre tours du Left Side Business Park (40.000 m2 au total). " Pour le moment, le problème principal, c'est le décalage temporel entre la demande, présente, et l'offre ", relève Nathalie Czerniatynski, directrice du développement économique et territorial de l'intercommunale carolo Igretec. Pourtant, s'il n'est pas comparable à ce que l'on retrouve à Liège, le pipeline carolo est également bien fourni. La plupart des projets se concentrent dans la ville basse, surtout le long du boulevard Tirou. Avec notamment un redéveloppement mené par Iret Development dans l'ancien bâtiment Belgacom, racheté à ConnectImmo. Le Tirou 1 (12.000 m2, en spéculatif) vient de recevoir son permis. La livraison est attendue en 2021. Un peu plus bas, Orizon, le projet d'Eiffage (15.000 m2), prendra également forme à moyen terme. Sans parler d'un îlot qui devrait être redéveloppé à proximité de la gare, avec un projet mixte (résidentiel et bureau). " Cela va prendre un peu de temps, mais Charleroi aura d'ici peu une très belle concentration de bâtiments de bureaux, poursuit Nathalie Czerniatynski. Je ne suis pas optimiste mais réaliste. Je connais tous les projets sur la table et les demandes en la matière. " Pour attirer encore davantage de développeurs, un des défis sera notamment de faire remonter les loyers, qui se stabilisent depuis quelque temps autour des 130 euros/m2. " Le parc de bureaux est relativement obsolète, lance Stéphane Moermans. Il y a donc un besoin de renouveau. Beaucoup d'institutions publiques pourraient, à terme, devoir déménager dans des bureaux up-to-date ou rassembler plusieurs antennes en un seul endroit. Il va donc falloir construire. " D'autant que d'autres de ces institutions vont également avoir un besoin d'espaces de bureaux, comme le pôle santé wallon AViQ qui devra mettre la main sur 20.000 m2 d'ici deux à trois ans. " Il est évident que nous allons nous positionner pour ce marché, précise Raphael Pollet, directeur de projet chez Iret Development. Nous sommes très attentifs. " Enfin, ajoutons que dans ce secteur du bureau, on peut considérer que l'éternel clivage entre l'Aéropole/Biopark et le centre-ville fait partie du passé. " Il n'y a plus de concurrence entre les deux, précise Raphael Pollet. L'un est saturé, l'autre a des objectifs différents. D'autant que la politique de la Ville est désormais de rediriger les entreprises vers le centre. "