L'achat de titres d'une entreprise privée (non cotée au sens américain du terme) est soumis à des conditions drastiques aux Etats-Unis, pour éviter une prise de risques trop grande. Le porteur doit répondre aux conditions des accredited investors : un revenu minimal de 200.000 dollars par an (30...

L'achat de titres d'une entreprise privée (non cotée au sens américain du terme) est soumis à des conditions drastiques aux Etats-Unis, pour éviter une prise de risques trop grande. Le porteur doit répondre aux conditions des accredited investors : un revenu minimal de 200.000 dollars par an (300.000 avec conjoint) et une fortune nette d'au moins un million de dollars. Mais cette règle autorise une exemption: le personnel de la société, qui peut lui aussi recevoir des actions, qu'importe ses revenus et sa fortune. Et c'est sur cette exemption que Airbnb table pour distribuer des actions à ses meilleurs hébergeurs. Avec l'argumentation, selon le Wall Street Journal, que les entreprises actives dans l'économie dite " partagée " ne fonctionnent pas comme les autres, qu'elles dépendent de partenaires - les hébergeurs - qu'il faut pouvoir récompenser avec des actions, tout comme le personnel salarié. Cette demande est d'autant plus importante qu'Airbnb envisage d'entrer en Bourse en 2019 ou en 2020.Les porteurs de titres pourraient alors engranger des liquidités en revendant leurs actions, sans qu'il en coûte à Airbnb. Cela constituerait un puissant incitant pour les hébergeurs. Pareille exemption constituerait un précédent pour d'autres entreprises comme Uber, dont le business dépend d'une armée de partenaires indépendants : les chauffeurs.