Le Mobile World Congress de Barcelone vient de fermer ses portes. Pour les start-up belges, il faut désormais assurer le suivi des multiples contacts noués dans les travées de la grand-messe annuelle de la téléphonie mobile. Véritable fourmilière technologique, le congrès a accueilli cette année 108.000 visiteurs, sur 165.000 m2 de halls d'exposition. Pour les petites sociétés, le défi est de se démarquer et d'attirer l'attention des professionnels submergés par les sollicitations des 2.300 exposants présents au salon.
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Le Mobile World Congress de Barcelone vient de fermer ses portes. Pour les start-up belges, il faut désormais assurer le suivi des multiples contacts noués dans les travées de la grand-messe annuelle de la téléphonie mobile. Véritable fourmilière technologique, le congrès a accueilli cette année 108.000 visiteurs, sur 165.000 m2 de halls d'exposition. Pour les petites sociétés, le défi est de se démarquer et d'attirer l'attention des professionnels submergés par les sollicitations des 2.300 exposants présents au salon. Une fois n'est pas coutume, les PME et start-up belges ont choisi de se rassembler sur un seul et même stand. Avec le soutien des agences à l'exportation des trois Régions, une quarantaine d'entreprises belges s'y sont affichées. C'est le cas de la société wallonne Formyfit, qui développe une application mobile centrée sur l'entraînement personnalisé à la course à pied. Pour Laurent Baijot, cofondateur de Formyfit, le bilan de cette semaine à Barcelone est positif. L'entrepreneur a rencontré plusieurs grands opérateurs télécoms qui se sont montrés intéressés par sa technologie. Ceux-ci pourraient déployer l'application de running en marque blanche auprès de leurs clients : " C'est un nouveau business model B to B qui s'ouvre à nous, qui sommes jusqu'à présent focalisés sur le marché des consommateurs ", avance Laurent Baijot, dont l'entreprise vient de clôturer une deuxième levée de fonds à 240.000 euros. La société bruxelloise Quamotion, active dans les tests automatisés de maintenance pour les applications mobiles, a également enchaîné les rendez-vous à Barcelone. La start-up a suscité une cinquantaine de marques concrètes d'intérêt, venant de sociétés françaises, israéliennes, sud-américaines, etc. Parmi celles-ci, cinq entreprises se sont engagées dans des négociations commerciales avec Quamotion. " La présence à Barcelone nous apporte une certaine visibilité sur le marché et permet à des clients potentiels, auxquels nous n'aurions pas forcément pensé, de nous découvrir ", explique Frederik Carlier, product manager chez Quamotion. La start-up cherche actuellement à lever 1,5 million d'euros afin d'accélérer son expansion internationale. Les opportunités de rencontres d'acteurs internationaux ont aussi motivé Philippe Honhon à participer au Mobile World Congress. Le cofondateur de Back2Buzz cherche des partenaires étrangers pour distribuer les produits de sa start-up. La société brabançonne, qui commercialise des smartphones d'occasion reconditionnés, a établi des contacts sérieux avec plusieurs importateurs grecs, espagnols, baltes... Pour Philippe Honhon, cette semaine à Barcelone s'est avérée productive. Grâce à l'aide de l'Awex, la présence au stand lui coûte à peine quelques centaines d'euros. " L'investissement le plus important est la présence de quatre personnes de la société pendant une semaine. Mais vu le nombre de contacts établis en peu de temps, c'est un investissement rentable ", estime l'entrepreneur.