Alors que les spécialistes s'attendent à un trafic de données mobiles multipliés par 8 d'ici 2020, en raison notamment de l'augmentation du nombre de smartphones, de la croissance exponentielle du format vidéo et surtout de l'essor de l'internet des objets, la 5G testée par Proximus "surclassera les technologies 4G, 4G+ et 4,5G en termes de débit et de temps de réaction, avec des vitesses de pointe de plusieurs dizaines de gigabits par seconde", a détaillé l'opérateur au cours d'une conférence de presse.

Ainsi, si la vitesse maximale de la 4G s'élève à 100 à 150 mégabits par seconde et qu'en 4,5G - technologie qui sera déployée progressivement dès l'année prochaine -, la vitesse de pointe peut atteindre 1,1 gigabit par seconde, la 5G permet, elle, de parvenir à 70 gigabits par seconde.

"La 5G augmente la vitesse d'envoi des données d'un appareil à l'autre, celle-ci passant d'environ 50 millisecondes (4G) à 1 milliseconde (5G), une accélération qui influence surtout le temps de réaction des applications de haute technologie, comme les voitures autonomes", a détaillé Geert Standaert, Chief Technology Officer chez Proximus.

"D'un point de vue technique, la 5G nécessite du spectre supplémentaire (bandes de fréquence) et une mise à niveau du réseau mobile actuel. Mais pas besoin de remplacer les pylônes existants: l'installation de petites cellules (small cells) est suffisante", a-t-il ajouté. Ces small cells sont testées depuis la fin de l'année dernière à Anvers.

Enfin, pour faciliter l'implantation de cette 5G, Proximus - qui lancera la semaine prochaine VoLTE, la voix sur 4G - est toujours demandeur "d'un cadre législatif clair et d'une réorientation de la réglementation en vue d'encourager les investissements dans les réseaux rapides", les taxes sur les pylônes et les normes d'émission restant également des facteurs importants.