La Commission européenne avait déjà infligé une amende de 2,4 milliards d'euros au groupe technologique en 2017 pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché des comparateurs de prix. Pour le gardien de la concurrence au sein de l'UE, l'entreprise a abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne afin de favoriser son comparateur de prix Google Shopping dans 13 pays européens. La pratique visait à assurer au géant américain une position hégémonique en rendant ses concurrents pratiquement invisibles pour les consommateurs, selon Bruxelles.

Le Tribunal de l'Union européenne, établi à Luxembourg, avait le 10 novembre dernier rejeté un premier recours du géant américain de l'internet contre cette amende. Il avait qualifié l'infraction de "particulièrement grave" et "délibérée". Le fait d'isoler Google Shopping et de pousser les services rivaux au bas de la liste des recherches entrave effectivement la libre concurrence, avait estimé la juridiction. Cela pourrait signifier la fin de certains concurrents et conduire à moins d'innovation et moins de choix pour les consommateurs.

Jusqu'à présent, Google a toujours maintenu que ses résultats de recherche pour les achats en ligne étaient uniquement ajustés pour mieux servir les utilisateurs. Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté cet argument l'an dernier. Ainsi, même si un autre résultat de recherche était plus pertinent que Google Shopping, ce dernier prévalait toujours.

Google avait annoncé il y a deux semaines faire appel de cette décision de justice. L'examen de cet appel pourrait prendre jusqu'à deux ans avant une décision finale dans cette affaire qui a débuté en 2010, avec le lancement d'une enquête de la Commission consécutive aux plaintes déposées par des concurrents de Google Shopping.

"Nous considérons ce procès comme un combat pour les consommateurs qui ont énormément souffert de la violation par Google du droit de la concurrence au cours des quatorze dernières années et encore aujourd'hui", a déclaré Mikael Lindahl, directeur général de PriceRunner.

"C'est une question de survie pour de nombreuses entreprises européennes", a-t-il alerté, justifiant sa démarche devant le tribunal des brevets et du marché de Stockholm.

L'entreprise s'attend à ce que le "montant final des dommages liés aux poursuites soit sensiblement plus élevé" que 2,1 milliards d'euros, étant donné que "la violation est toujours en cours".

PriceRunner réclame des dommages et intérêts pour les bénéfices qu'il a perdus en Grande-Bretagne depuis 2008 ainsi qu'en Suède et au Danemark depuis 2013.

Selon le groupe suédois, Google a une "position de simili monopole" dans l'UE, avec plus de 90% de parts de marché des moteurs de recherche sur internet.

PriceRunner, basé en Suède, est également présent au Danemark, en Norvège et au Royaume-Uni et envisage de s'étendre à d'autres pays. L'entreprise a été rachetée fin 2021 par la fintech suédoise Klarna.

La Commission européenne avait déjà infligé une amende de 2,4 milliards d'euros au groupe technologique en 2017 pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché des comparateurs de prix. Pour le gardien de la concurrence au sein de l'UE, l'entreprise a abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne afin de favoriser son comparateur de prix Google Shopping dans 13 pays européens. La pratique visait à assurer au géant américain une position hégémonique en rendant ses concurrents pratiquement invisibles pour les consommateurs, selon Bruxelles. Le Tribunal de l'Union européenne, établi à Luxembourg, avait le 10 novembre dernier rejeté un premier recours du géant américain de l'internet contre cette amende. Il avait qualifié l'infraction de "particulièrement grave" et "délibérée". Le fait d'isoler Google Shopping et de pousser les services rivaux au bas de la liste des recherches entrave effectivement la libre concurrence, avait estimé la juridiction. Cela pourrait signifier la fin de certains concurrents et conduire à moins d'innovation et moins de choix pour les consommateurs. Jusqu'à présent, Google a toujours maintenu que ses résultats de recherche pour les achats en ligne étaient uniquement ajustés pour mieux servir les utilisateurs. Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté cet argument l'an dernier. Ainsi, même si un autre résultat de recherche était plus pertinent que Google Shopping, ce dernier prévalait toujours. Google avait annoncé il y a deux semaines faire appel de cette décision de justice. L'examen de cet appel pourrait prendre jusqu'à deux ans avant une décision finale dans cette affaire qui a débuté en 2010, avec le lancement d'une enquête de la Commission consécutive aux plaintes déposées par des concurrents de Google Shopping. "Nous considérons ce procès comme un combat pour les consommateurs qui ont énormément souffert de la violation par Google du droit de la concurrence au cours des quatorze dernières années et encore aujourd'hui", a déclaré Mikael Lindahl, directeur général de PriceRunner. "C'est une question de survie pour de nombreuses entreprises européennes", a-t-il alerté, justifiant sa démarche devant le tribunal des brevets et du marché de Stockholm. L'entreprise s'attend à ce que le "montant final des dommages liés aux poursuites soit sensiblement plus élevé" que 2,1 milliards d'euros, étant donné que "la violation est toujours en cours".PriceRunner réclame des dommages et intérêts pour les bénéfices qu'il a perdus en Grande-Bretagne depuis 2008 ainsi qu'en Suède et au Danemark depuis 2013. Selon le groupe suédois, Google a une "position de simili monopole" dans l'UE, avec plus de 90% de parts de marché des moteurs de recherche sur internet. PriceRunner, basé en Suède, est également présent au Danemark, en Norvège et au Royaume-Uni et envisage de s'étendre à d'autres pays. L'entreprise a été rachetée fin 2021 par la fintech suédoise Klarna.