La société américaine Uber vient de confirmer ce qui se murmurait depuis l'été : le lancement d'un nouveau service sur le marché bruxellois. A côté de son service UberPop permettant à des particuliers de jouer les chauffeurs de taxi, voici qu'elle officialise le lancement de UberX. Ce nouveau service vient d'être lancé Bruxelles et fait appel à des chauffeurs professionnels, dotés de licences spécifiques. Pour l'instant, UberX fait appel à une vingtaine de chauffeurs.

Comme nous l'avions pressenti, UberX ne se présente pas comme une nouvelle entreprise de taxi, mais joue la carte du VTC sur le marché français (on parle parfois du secteur des "limousines", même si tous les véhicules ne sont pas si haut de gamme). Autrement dit, UberX tombe sous la règlementation de la voiture avec chauffeur. Lors de sa conférence de presse tenue à un endroit gardé secret jusqu'au dernier moment, Filip Nuytemans, General manager de Uber en Belgique, a précisé que les chauffeurs étaient des "anciens chauffeurs UBerPop qui ont voulu passer professionnels mais aussi des chauffeurs pros qui ont décidé de faire appel à la plateforme Uber". Concrètement, UberX complètera UberPop qui devrait, jusqu'à nouvel ordre, continuer à vivre en Belgique malgré sa suspension en France et dans d'autres villes.

Le particulier qui fera appel à UberX paiera un peu plus cher : au lieu de 0,9 € par kilomètre et 0,15 € par minute, il paiera respectivement 1,25€ par Km et 0,25 € par minute. Mais les responsables de Uber maintiennent qu'ils seront moins chers que les taxis traditionnels : "de l'ordre de 25% moins cher" insiste le responsable de Uber en Belgique.

Moins cher qu'un taxi...

Reste une particularité : UberX compare ses tarifs à ceux des... taxis. Pourtant, il s'agit d'un service de véhicule avec chauffeur qui, selon la règlementation en vigueur, implique un contrat de 90€ ou 3h... Une mesure qui bloque, jusqu'ici, cette activité au B2B dans la plupart des cas. Or, comme nous le soulignions dans un précédent article, on imagine mal comment Uber peut imposer un tel contrat à ses clients particuliers. La réponse des responsables de Uber est claire : "face à un cadre règlementaire si strict, nous sommes des entrepreneurs et nous devons innover", admet Mark MacGann, Head of Public Policy EMEA de Uber. Filip Nuytemans, de son côté, détaille que "les 3h ou 90€ sont prévus par contrat... et pas par trajet"... Autrement dit, Uber se lance, comme certaines start-up belges type CarAsap, en interprétant librement la législation. Dans le concret, on ignore encore comme UberX va procéder au niveau de ce fameux "contrat 90€/3h"...

Du côté des concurrents, on observe avec attention le lancement de UberX. "Ils entrent dans une zone moins illégale que UberPop, nous glisse un concurrent. Mais cela reste une zone grise : Uber risque bien de faire du taxi déguisé en limousine pour bénéficier de la règlementation voiture avec chauffeur."

Une chose est sûre : il est temps qu'une législation cohérente soit mise en place à Bruxelles pour tenir compte de toutes ces évolutions sur le marché du transport rémunéré de personnes. Or, sur ce point (sans doute le seul), Uber et le secteur des taxis sont en phase : plus rien n'a véritablement bougé depuis le mois de février. Balle aux autorités qui apprendront demain, lors d'une conférence de presse, que le secteur du taxis prévoit des actions d'envergure à Bruxelles pour faire bouger les choses...

Pascal Smet: "l'utilisation du service de limousine est elle aussi à des règles"

Le Ministre de la Mobilité Pascal Smet a réagi par voie de communiqué au lancement à Bruxelles de l'application Uber X. Il rappelle que, "comme pour le secteur des taxis, l'utilisation du service de limousine est elle aussi soumise à des règles". Le Ministre Smet déclare avoir immédiatement chargé son administration d'analyser la situation et le respect par Uber X de la réglementation.

Il annonce dans son communiqué "travailler à la finalisation du plan taxi qui doit permettre la modernisation du secteur de taxi en y intégrant les nouvelles technologies.L'objectif est de faire approuver définitivement ce plan par le Gouvernement bruxellois pour la fin de l'année."

La société américaine Uber vient de confirmer ce qui se murmurait depuis l'été : le lancement d'un nouveau service sur le marché bruxellois. A côté de son service UberPop permettant à des particuliers de jouer les chauffeurs de taxi, voici qu'elle officialise le lancement de UberX. Ce nouveau service vient d'être lancé Bruxelles et fait appel à des chauffeurs professionnels, dotés de licences spécifiques. Pour l'instant, UberX fait appel à une vingtaine de chauffeurs. Comme nous l'avions pressenti, UberX ne se présente pas comme une nouvelle entreprise de taxi, mais joue la carte du VTC sur le marché français (on parle parfois du secteur des "limousines", même si tous les véhicules ne sont pas si haut de gamme). Autrement dit, UberX tombe sous la règlementation de la voiture avec chauffeur. Lors de sa conférence de presse tenue à un endroit gardé secret jusqu'au dernier moment, Filip Nuytemans, General manager de Uber en Belgique, a précisé que les chauffeurs étaient des "anciens chauffeurs UBerPop qui ont voulu passer professionnels mais aussi des chauffeurs pros qui ont décidé de faire appel à la plateforme Uber". Concrètement, UberX complètera UberPop qui devrait, jusqu'à nouvel ordre, continuer à vivre en Belgique malgré sa suspension en France et dans d'autres villes. Le particulier qui fera appel à UberX paiera un peu plus cher : au lieu de 0,9 € par kilomètre et 0,15 € par minute, il paiera respectivement 1,25€ par Km et 0,25 € par minute. Mais les responsables de Uber maintiennent qu'ils seront moins chers que les taxis traditionnels : "de l'ordre de 25% moins cher" insiste le responsable de Uber en Belgique. Reste une particularité : UberX compare ses tarifs à ceux des... taxis. Pourtant, il s'agit d'un service de véhicule avec chauffeur qui, selon la règlementation en vigueur, implique un contrat de 90€ ou 3h... Une mesure qui bloque, jusqu'ici, cette activité au B2B dans la plupart des cas. Or, comme nous le soulignions dans un précédent article, on imagine mal comment Uber peut imposer un tel contrat à ses clients particuliers. La réponse des responsables de Uber est claire : "face à un cadre règlementaire si strict, nous sommes des entrepreneurs et nous devons innover", admet Mark MacGann, Head of Public Policy EMEA de Uber. Filip Nuytemans, de son côté, détaille que "les 3h ou 90€ sont prévus par contrat... et pas par trajet"... Autrement dit, Uber se lance, comme certaines start-up belges type CarAsap, en interprétant librement la législation. Dans le concret, on ignore encore comme UberX va procéder au niveau de ce fameux "contrat 90€/3h"...Du côté des concurrents, on observe avec attention le lancement de UberX. "Ils entrent dans une zone moins illégale que UberPop, nous glisse un concurrent. Mais cela reste une zone grise : Uber risque bien de faire du taxi déguisé en limousine pour bénéficier de la règlementation voiture avec chauffeur." Une chose est sûre : il est temps qu'une législation cohérente soit mise en place à Bruxelles pour tenir compte de toutes ces évolutions sur le marché du transport rémunéré de personnes. Or, sur ce point (sans doute le seul), Uber et le secteur des taxis sont en phase : plus rien n'a véritablement bougé depuis le mois de février. Balle aux autorités qui apprendront demain, lors d'une conférence de presse, que le secteur du taxis prévoit des actions d'envergure à Bruxelles pour faire bouger les choses...