Le Tribunal de commerce de Bruxelles vient de rendre sa décision dans l'affaire des Taxis Verts, Taxis Bleus et Région de Bruxelles contre Uber. Il vient de déclarer l'application Uber illégale. Le jugement vient de tomber et fait l'effet d'une bombe pour la firme américaine présente sur notre marché. Celle-ci avait, en effet, toujours souligné qu'elle estimait "respecter la loi" et qu'elle la respecterait toujours. Qu'un tribunal déclare que la firme Uber fait de la concurrence illégale au secteur du taxi est une sacrée épine pour son développement chez nous.
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Le Tribunal de commerce de Bruxelles vient de rendre sa décision dans l'affaire des Taxis Verts, Taxis Bleus et Région de Bruxelles contre Uber. Il vient de déclarer l'application Uber illégale. Le jugement vient de tomber et fait l'effet d'une bombe pour la firme américaine présente sur notre marché. Celle-ci avait, en effet, toujours souligné qu'elle estimait "respecter la loi" et qu'elle la respecterait toujours. Qu'un tribunal déclare que la firme Uber fait de la concurrence illégale au secteur du taxi est une sacrée épine pour son développement chez nous.Les responsables de Uber ne font pas encore beaucoup de commentaires et attendent d'avoir correctement analysé les 50 pages de la décision. Mais il se murmure déjà que si Uber, qui fera appel du jugement, n'a pas d'autre alternative, elle suspendra son application UberPop à Bruxelles, comme ce fût le cas à Paris durant l'été. En effet, désormais, les autorités peuvent infliger une amende de 10.000 euros à Uber par véhicule en infraction. Et munies du jugement, elles pourraient se montrer plus intransigeante que jusqu'ici où quelques saisies, pour la forme, avaient été réalisées. Uber dispose de 21 jours pour se mettre en conformité.Du côté des taxis, on se montre évidemment satisfait de la décision. "Désormais, il ne leur sera plus possible de jouer sur les mot et prétendre être légal", souligne un acteur important du monde des taxis bruxellois. Néanmoins, chez Uber on insiste sur le fait que la décision touche uniquement UberPop, le service où des particuliers endossent le rôle de chauffeur. Mais en aucun cas UberX, service lancé en septembre et qui fait appel à des chauffeurs professionnels.Une vision que certains acteurs du monde des taxis ne partagent pas. "Pour nous, il est bien clair que la décision concerne toute activité de transport rémunéré de personnes qui ne répond pas à la réglementation" nous glisse-t-on. Il nous revient, dès lors, que même si l'appli UberPop devait être "suspendu" UberX pourrait dès lors faire l'objet de nouvelles actions de la part du secteur du taxi. Déjà au moment du lancement de UberX, les taxis s'étaient montrés dubitatifs craignant que la firme américaine ne fasse du taxi, déguisée en limousine. Car même si UberX fait appel à des pros, le service continue de poser certaines questions. La guerre n'est donc, clairement, pas totalement finie... Car Uber n'abandonne pas non plus la partie et fait savoir que "le gouvernement (Bruxellois, ndlr) a commencé à travailler à une modernisation de la loi à partir de laquelle la décision d'aujourd'hui a été prise - une loi adoptée avant l'apparition des smartphones. Nous espérons que le Ministre-Président Rudi Vervoort et son gouvernement feront avancer cette modernisation de la loi, de manière à permettre à Uber de réduire le trafic dans l'une des villes les plus congestionnées d'Europe."C.C.