Youmeal - Apprendre ce que "cachent" les recettes


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Peut-être regardez-vous les informations qu'affichent les produits que vous achetez en magasin, comme les ingrédients ou les valeurs nutritionnelles. Mais quand vous vous rendez au restaurant, ces informations ne sont quasi jamais communiquées sur le menu. Il faut dire qu'avec l'ensemble des ingrédients que contiennent les plats, il s'agit d'un sérieux casse-tête pour les professionnels. Et pourtant, une loi européenne oblige les pros (restaurateurs, cantines, industriels) à afficher les informations comme les allergènes et les macronutriments. C'est pour les aider dans cette tâche complexe qu'est née la start-up belge YouMeal. "Nous proposons un logiciel dans le cloud qui traduit les recettes en allergènes, valeurs nutritionnelles, impacts environnementaux, détaille Rémy Tasse, cofondateur de YouMeal. Nous allons donc bien plus loin que ce qu'oblige la loi européenne en prenant en compte l'impact environnemental des recettes. Un atout, à l'heure ou de plus en plus de personnes y prêtent attention !" Pour y arriver, la start-up va puiser les infos dans des bases de données. YouMeal propose une licence annuelle aux professionnels et a déjà séduit certains gros clients, comme une "chaîne de restos" en Belgique. La firme s'est lancée sur fonds propres mais envisage de lever 500.000 euros en 2017 pour accélérer son développement commercial. En manque de place pour ranger votre matériel de ski ? Vos vieux dossiers ? Votre collection de tableaux ? Boxify s'en occupe. Ce garde-meubles d'un nouveau genre ne se contente pas de stocker vos affaires. Il vient les chercher chez vous et vous les rapporte à la demande. Via l'application mobile, le client peut visualiser son stock et demander à tout moment à la société de rapatrier tout ou partie de celui-ci. Ce système importé des Etats-Unis cartonne en France, où le marché est déjà très encombré. "A Paris, il y a une dizaine de sociétés concurrentes. Nous sommes les premiers à nous installer à Bruxelles", observe Ilan Kolinsky, fondateur de Boxify. Bruxelles, où les habitants bénéficient en moyenne de surfaces de logements plus importantes, et donc de capacités de stockage plus grandes que dans la capitale française, va-t-elle connaître le même engouement ? "Ce n'est peut-être pas le meilleur marché. Mais Bruxelles est quand même une grande ville très concentrée, où les garde-meubles affichent un taux de remplissage de 88 %", note Ilan Kolinsky. Outre le fait que Boxify permet au client de s'épargner les déplacements, la start-up mise aussi sur un système de paiement adapté à chaque situation. Alors que les garde-meubles facturent au mètre carré ou au mètre cube d'espace de stockage, la start-up facture au client l'utilisation réelle de l'espace. L'entreprise fournit gratuitement des boîtes standardisées, mais permet aussi de stocker des objets hors gabarit, comme des meubles. Boxify possède un espace de stockage, où le client ne peut pas se rendre. Pour des raisons de sécurité et d'assurances, seul le personnel de la start-up peut y accéder. La plateforme a été mise en ligne en septembre dernier et compte actuellement une trentaine de clients, particuliers et professionnels. Boxify espère pouvoir s'étendre dans toute la Belgique et franchir la barre des 1.000 clients en 2017. La start-up, qui a déjà levé des fonds d'amorçage auprès de proches du fondateur, souhaite réunir 300.000 euros afin de développer encore la plateforme et soutenir sa croissance. Le corps humain émet de la chaleur qui peut être repérée par des senseurs de température. Xetal développe des capteurs thermiques et un logiciel permettant de suivre à la trace les déplacements d'une personne, de vérifier si elle est en position assise, verticale ou allongée. La start-up se destine dans un premier temps au secteur de la santé, plus spécifiquement celui du monitoring des personnes âgées. Elle a déjà expérimenté sa technologie dans deux hôpitaux belges. Les senseurs équipent les lits d'hôpitaux et permettent de savoir si le patient se déplace. Des hôpitaux italiens et britanniques se sont déjà montrés intéressés. La technologie de Xetal peut également être utilisée dans une maison, toujours avec pour première application le monitoring d'une personne âgée. La maison doit alors être équipée de plusieurs capteurs par pièce. Plus étonnant : la société est également en discussions avec un fabricant de téléviseurs. L'objectif serait d'améliorer le confort auditif des spectateurs. Dans sa vidéo de présentation, l'entreprise montre aussi un système permettant d'être informé dès qu'un enfant quitte son lit. Une sorte de Big Brother de la maison ? "Contrairement à une caméra vidéo, on ne voit pas qui est qui sur le logiciel. Et nos données sont bien entendu sécurisées et conservées localement pour éviter toute fuite", explique Francesco Pessolano, cofondateur de Xetal. La start-up a déjà réalisé deux premières levées de fonds en seed, et espère faire un tour plus important au deuxième trimestre 2017.Muuselabs développe une enceinte connectée spécialement destinée aux enfants, à partir de trois ans. Le produit, baptisé Jooki, fonctionne uniquement à l'aide de petites figurines actionnées par l'enfant. Ces figurines peuvent être configurées par les parents pour enclencher certaines chansons, playlists ou histoires présélectionnées ou ajoutées via un logiciel comme iTunes. "L'objectif est de développer tout un écosystème autour de ce produit", explique Théodore Marescaux, cofondateur de Muuselabs. L'entrepreneur souhaite notamment intégrer la possibilité d'envoyer des messages vocaux via smartphone, permettant à un parent en déplacement de souhaiter bonne nuit à ses enfants, via une figurine associée au parent en question. La start-up a réuni 54.000 euros via une campagne de crowdfunding sur Kickstarter. Elle espère pouvoir débuter l'industrialisation de Jooki l'année prochaine afin d'être prêt dans les rayons pour les fêtes de fin d'année 2017. La start-up est en contact avec des investisseurs pour une première levée de fonds.La gestion de vos économies de manière simple et performante au travers des outils numériques. Voilà ce que propose Birdee, start-up spin-off de la société Gambit Financial Solutions, spécialisée dans l'édition de logiciels de services financiers et en particulier dans l'aide au conseil en investissement. Concrètement, Birdee propose une solution qui "remplace" le conseiller traditionnel en costume trois pièces par une plateforme digitale (app et web). En gros, la gestion personnalisée de votre épargne par de puissants algorithmes pour tout le monde (plus besoin de posséder des millions en portefeuille). Cette vague de robo-advisor (gestion automatisée) connaît déjà un certain succès aux Etats-Unis avec des start-up comme Betterment ou Wealthfront. Birdee travaille sur deux fronts. D'abord, le B to B avec une solution white label en licence pour des banques établies comme Keytrade. Ensuite, le grand public en direct. Elle s'apprête à s'ouvrir au B to C et espère avoir 60.000 clients en moins de cinq ans. Sur ce créneau, elle prélève une commission de 1 % sur les actifs mis en gestion chez elle. Pour cela, la jeune pousse de bientôt 10 personnes espère lever entre 1 et 3 millions d'euros prochainement pour continuer à assurer son développement, améliorer le produit et recruter des experts. Car dans un premier temps, elle ne vise "que" la France, la Belgique et le Luxembourg mais se voit déjà active dans toute l'Europe.Cette start-up pourrait bien aider à faire passer l'enseignement à l'ère du numérique. Bookwidget permet aux professeurs de tous les niveaux de proposer des contenus interactifs à leurs élèves et étudiants. Grâce à une application, ils peuvent créer des cours interactifs, intégrer des modules adaptables de jeux, de quizz, des questionnaires, etc. Autant d'outils destinés à davantage impliquer leurs élèves et étudiants. Ces derniers ne paient évidemment rien, mais des licences sont proposées aux profs ou aux écoles. La start-up incubée par iMinds - la structure bien connue en Flandre - revendique 3.500 professeurs "clients" dans 2.000 écoles réparties dans 50 pays. Elle cherche 1 million pour financer sa croissance et créer une solide communauté de profs utilisateurs de son application.Cloudalize propose une plateforme cloud qui permet de déployer des espaces de travail virtuels puissants, via un portail web en libre-service. Concrètement, la start-up propose des desktops (postes de travail) préconfigurés, préinstallés, des serveurs, pare-feux, applications, etc. Le tout de manière hyper flexible, selon les besoins. Il est possible de payer par mois, à partir de 19,99 euros. La start-up ostendaise dispose d'un partenariat avec Nvidia, fournisseur mondial de processeurs graphiques, de cartes graphiques et de puces graphiques. Cloudalize a déjà signé quelques beaux contrats et compte 300 contrats potentiels dans les cartons qui, s'ils se concrétisent tous, lui permettront d'atteindre 1 million d'euros de revenu récurrent mensuel. La start-up aurait déjà levé 3 millions auprès de business angels et voudrait, durant le premier semestre 2017, réaliser une levée de fonds en "série A" de 2 à 5 millions d'euros...Facility Lockers développe un système de casiers accessibles 24 heures sur 24 via une application mobile. La start-up a mis sur pied un premier service de conciergerie automatique. Celui-ci permet par exemple de déposer ses chaussures qui seront transportées chez le cordonnier et de les récupérer une fois la réparation effectuée. Même chose pour un service de nettoyage à sec. Facility Lockers a déjà installé ses casiers dans une dizaine d'immeubles résidentiels et de bureaux à Bruxelles. Le deuxième service que souhaite développer la start-up est un clic and collect destiné au secteur du retail. L'objectif est d'offrir aux clients la possibilité de commander en ligne et de venir retirer la commande via le système de casiers connectés. "C'est une offre qui se développe très fort en Grande-Bretagne. Nous sommes actuellement en discussions très avancées avec plusieurs acteurs belges pour installer notre solution", explique le CFO Alexis Nolet. La start-up a déjà levé des fonds auprès des friends, family and fools et souhaite désormais réunir du capital auprès d'investisseurs professionnels. La société Arkite développe HIM (Human Interface Mate), un robot intelligent qui assiste les travailleurs dans le processus industriel. HIM guide les ouvriers dans leurs tâches, en leur indiquant via un écran les différentes étapes manuelles qu'ils doivent suivre à leur poste de travail. Le robot filme et assiste en temps réel le travailleur afin qu'il réalise correctement le travail demandé. La start-up a vendu une quarantaine de machines en 2016. Le monde de l'assurance reste, dans l'ensemble, assez traditionnel. Et surtout, "il est assez opaque : le consommateur a souvent du mal à comprendre les différences dans les contrats et les prix, à comparer des assureurs, etc. Voire même avoir accès à l'information. Savez-vous de tête combien vous possédez de contrats d'assurance ?" lance Xavier Lombard, cofondateur de Seraphin. C'est pour remédier à cette situation que l'entrepreneur a décidé, après un long parcours dans l'énergie renouvelable, de se lancer dans un pari ambitieux : numériser l'univers de l'assurance. Son objectif ? Devenir le premier courtier 100 % numérique. Pour y parvenir, la start-up compte avancer pas à pas vers cet objectif. La première étape consiste en un check-up de l'utilisateur. En quelques minutes, l'utilisateur introduit quelques données et se voit attribuer un profil d'assuré. En fonction de celui-ci, Seraphin affichera les assurances auxquelles l'utilisateur doit penser, de manière très ciblée. La start-up affichera alors les assurances les plus adaptées et au meilleur prix, en tenant compte du profil de la personne. "Nous mettons en place un algorithme puissant qui donnera des conseils, identifiera les assurances nécessaires et celles qui sont en trop, détaille Xavier Lombard. L'algorithme pourra aussi faire de l'anticipation. A une personne de 40 ans, il proposera, par exemple, de passer par un assureur spécialisé qui propose des assurances auto adaptées et donc moins chères pour les personnes de 40 et 60 ans. Aujourd'hui, aucun courtier n'agit de manière aussi proactive." Et bien sûr, l'idée ultime pour Seraphin consiste à permettre à ses clients de souscrire directement à des assurances, en ligne. Sans même devoir passer par la traditionnelle étape papier. Et de proposer un espace où le client aura accès à l'ensemble de ses contrats d'assurance, pourra les vérifier et les adapter le cas échéant. Bref, le véritable courtier du futur. Un service que l'utilisateur ne paiera pas puisque Seraphin, comme tout courtier, perçoit des commissions de la part des assureurs qui travaillent avec la start-up. A l'heure actuelle, 16 assureurs ont déjà noué un partenariat avec la jeune pousse, mais pas encore l'un des trois grands acteurs. Pour arriver à ses fins, la petite équipe travaille depuis deux ans à ce projet et a commencé le développement technologique voici six mois. Un processus long qui se fait étape par étape. Raison pour laquelle Seraphin prévoit le lancement mensuel de nouveaux produits automatisés dans les prochains mois. L'équipe de six personnes accepte aussi pour le moment de réaliser pas mal de tâches à la main, avant que l'algorithme soit totalement prêt. "Nous adoptons une méthode lean, admet Xavier Lombard, et pas mal de choses se font encore manuellement, mais la digitalisation est en cours." Lancée avec 350.000 euros de capital injecté par les fondateurs, quelques business angels et les employés, Seraphin pourrait prochainement entamer un processus de levée de fonds. Et attaquer la France en 2018.