Aproplan - Une tablette à la place du stylo sur le chantier


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Remplacer le papier et le stylo sur les chantiers de la construction par un outil numérique. L'idée pourrait sembler évidente. Pourtant, avant l'arrivée de la start-up AproPLAN en 2012, il n'existait que des outils diffus et pas forcément dédiés à cet univers-là. "Nous avons voulu remplacer le papier et l'utilisation d'Outlook pour le secteur de la construction car on constatait de nombreux problèmes de collaboration dans le suivi des chantiers, explique Thomas Goubau, l'un des fondateurs d'AproPLAN. Or, dans la construction, beaucoup de professionnels différents interviennent et doivent s'échanger des informations et des fichiers. AproPLAN regroupe tout, pour tout le monde." Concrètement, la solution d'Aproplan consiste en une offre SaaS ( software as a service, comprenez un logiciel accessible à tout moment et de n'importe où via le cloud, au travers d'applis et du Web) que la jeune pousse propose aux géants du secteur. Ces derniers paient des licences mensuelles dont le prix varie en fonction du nombre de personnes qui utilisent AproPLAN. La promesse de la start-up ? Une efficacité et donc une rentabilité accrue. Pas moins de "75 % du temps de travail administratif gagné", promet la start-up ainsi qu'une baisse significative des retards des chantiers. Et visiblement, ça cartonne. La petite équipe de 20 personnes a déjà séduit le gratin de la construction et de l'entreprise : Besix, CFE, Eiffage, Matexi, Colruyt, BAM et bien d'autres s'affichent sur le tableau de chasse d'AproPLAN qui revendique plus de 3.500 entreprises clientes (et 40.000 professionnels au total). Cela lui permet non pas d'être dans le vert à ce stade-ci, mais d'engranger chaque mois près de 100.000 euros de chiffre d'affaires, selon Thomas Goubau qui fixe l'objectif de revenu à plus d'1,2 million d'euros pour cette année. Des revenus récurrents qui proviennent à 85 % de Belgique et 10 % de l'étranger. Mais la tendance devrait s'inverser car AproPLAN vise l'international. Allemagne, France et Pays-Bas en tête. Car même si AproPLAN vise une solution SaaS accessible de partout, le business d'Aproplan reste "local" et nécessite des forces de vente sur le terrain. Ses ventes se font soit en direct soit au travers de distributeurs. Mais les deux fondateurs, Thomas Goubau et Renauld Lacroix, ne manquent pas d'ambition. D'ici quatre à cinq ans, leur objectif est de ne plus réaliser que 10 % de leur activité en Belgique. Pour préparer le terrain, la start-up a réalisé cet été une augmentation de capital de 1,5 million pour porter le capital social de l'entreprise à 3,75 millions d'euros. Elle a laissé entrer José Zurstrassen dans l'entreprise et s'apprêtait à annoncer, au moment d'écrire ces lignes, une levée de fonds (1,5 million) via MyMicroInvest. L'argent frais devra permettre d'accélérer les ventes malgré des processus de vente qui sont assez longs dans le milieu de la construction. Pour cela, AproPLAN prévoit d'engager une dizaine de personnes à partir du mois de janvier.aproplan.comC'est suite à la frustration de ne pas trouver directement de l'info sur un bien immobilier en vente lorsqu'on se trouve en rue devant celui-ci qu'est née la start-up Ozaam. Le concept ? Une plateforme immo mobile only au travers d'une application. Née en janvier 2015, la start-up regroupe plus de 20.000 biens. Ceux-ci proviennent pour beaucoup d'agences (300 agences partenaires) qui s'acquittent d'un abonnement mensuel (pour des contrats d'un an) compris entre 69 et 499 euros selon le nombre de biens. Ce qui lui rapporterait déjà un chiffre d'affaires de 35.000 euros par mois. Pour le consommateur, l'utilisation de l'appli est évidemment gratuite. Ce dernier peut avoir accès aux infos d'un bien de plusieurs manières. Soit en entrant le code du bien inscrit sur un panneau apposé en façade du bien. Soit en menant une recherche de type swiping popularisé par Tinder et qui consiste à glisser son doigt sur l'écran d'un côté ou de l'autre selon l'intérêt ou non pour le bien. Ozaam est essentiellement active côté francophone car elle ne s'est lancée en Flandre qu'il y a quatre mois. Mais elle a trouvé un partenaire qui a pris une licence sur Ozaam pour l'Amérique latine. Il y a un mois, la jeune pousse de six personnes a levé 250.000 euros pour accélérer son développement. Elle lèvera davantage lors- qu' elle voudra attaquer le marché français en 2017. oza.amParvenir à séduire Richard Branson (emblématique fondateur de Virgin), Marc Benioff (fondateur de Salesforce et 47e homme le plus riche de la "tech" selon Forbes) ou encore Young Sohn (vice-président du groupe Samsung): voilà ce qu'a déjà réussi Bloomlife. Le premier l'a vue gagner l'un de ses concours de start-up sur sa célèbre île, le second y a investi tandis que le troisième compte parmi les membres de son board. Fondée par un Belge, Julien Penders, et un Américain, Eric Dy, Bloomlife surfe à la fois sur le créneau hyper tendance des objets connectés et sur le marché lucratif de la grossesse. Un domaine qui parle aux investisseurs internationaux puisque que Bloomlife a levé cet été pas moins de 4 millions de dollars, s'ajoutant à 2 millions précédemment obtenus de business angels. Son premier objet connecté, baptisé Belli, permet aux futures mamans de prendre les mesures des contractions. La proposition de Bloomlife ? Une subscription (concept très à la mode) à 29 dollars la semaine. Pour le moment, le produit est proposé à un pool de 150 utilisateurs par mois. Le temps de tester la mécanique de location, les retours, les clients, etc. En 2017, Bloom produira sa première plus grande série de trackers. A terme, la start-up à cheval entre la Belgique (huit personnes) et les Etats-Unis compte mettre à profit les données récoltées anonymement au travers de son appareil pour arriver à mieux comprendre les phénomènes liés à la grossesse et, pourquoi pas, proposer un appareil médicalisé qui pourra même donner des conseils aux jeunes mamans.bloomlife.comLe marketing en ligne se fait de plus en plus personnalisé. Ambassify aide les marques à fédérer leurs "ambassadeurs", qui vont propager des messages liés aux produits et services de l'entreprise vers leur entourage. Une recommandation sur les réseaux sociaux concernant un voyage, un vêtement ou encore une boisson sera renforcé s'il est partagé par un ami ou une connaissance. La start-up dispose d'un algorithme permettant d'identifier ces fameux ambassadeurs. Il peut s'agir d'une part des employés de la marque, mais aussi de consommateurs lambda, qui adhèrent aux messages de la marque. Ambassify propose à ses clients une plateforme permettant de gérer les interactions avec les ambassadeurs. "Habituellement, ce type de plateforme demande aux consommateurs de faire quelque chose pour la marque, explique Koen Stevens d'Ambassify. Mais il est important que la relation soit réciproque. Nous mettons en place une véritable communication interactive entre la marque et ses ambassadeurs, afin que chacun y trouve son compte." La start-up travaille déjà avec des sociétés comme TUI, Microsoft, Thalys, Connections, Omega Pharma, etc. Des milliers de consommateurs sont enregistrés sur la plateforme comme ambassadeurs. Ambassify a déjà levé 375.000 euros lors d'un premier tour de table, dont 325.000 du côté du fonds d'investissement Internet- Attitude, et 50.000 chez iMinds. ambassify.comDans certains endroits du pays, les connexions internet sont plus erratiques que dans d'autres. La spin-off de l'UCL Tessares a pour ambition d'améliorer les vitesses dans ces zones moins bien desservies. Sa technologie permet d'agréger les flux de l'Internet mobile (3G, 4G) avec ceux de l'Internet fixe, afin de booster la connexion. Depuis juin dernier, une expérience pilote est en cours du côté de Frasnes-lez-Anvaing, avec de très bons résultats. Une connexion ADSL faiblarde affichant une vitesse de 5 Mb/sec peut être tonifiée jusqu'à atteindre 30 Mb/sec. La technologie innovante de Tessares a tapé dans l'oeil de Proximus, qui a pris une participation minoritaire (moins de 25%) dans l'entreprise lors d'une première levée de fonds portant sur plusieurs millions d'euros. Celle-ci a été réalisée en 2015 avec le fonds d'investissement Vives II. "Notre solution a atteint un bon niveau de maturité, souligne Denis Périquet, cofondateur et CEO de Tessares. Comme la demande se fait sentir dans beaucoup d'autres pays, nous avons déjà reçu des sollicitations de plusieurs dizaines d'opérateurs télécoms." Le carnet de commandes de l'entreprise permet à son CEO d'espérer atteindre 1 million d'euros de chiffre d'affaires en 2017. De nouveaux développements prometteurs pourraient participer à la croissance des revenus dans les prochaines années. D'après des tests récents, la technologie de la start-up louvaniste permet en effet d'atteindre des vitesses impressionnantes : jusqu'à 1 Gb/sec. Elle permet également de basculer aisément d'un réseau à un autre, sans coupure de connexion. Un atout qui pourrait permettre à Tessares de s'inviter sur le marché en pleine croissance des voitures connectées. tessares.netSumy est une jeune société de transport active dans les centres urbains (Bruxelles, Gand, Malines, etc.). Elle s'occupe de transporter des produits sensibles (alimentation et médicaments) qui nécessitent l'utilisation de véhicules frigorifiques. Pour éviter les retards, l'entreprise fonctionne de nuit. Cela lui permet de ne pas souffrir de la congestion urbaine et de livrer ses clients en temps et en heure, grâce à des véhicules "verts" fonctionnant au gaz naturel. Sumy travaille pour de grandes sociétés pharmaceutiques (livraisons aux pharmacies) et alimentaires (pour lesquelles elle livre notamment aux grandes institutions comme l'Otan ou le Parlement). Elle travaille aussi pour Marcolini et Tartes Françoise. Grâce à un logiciel performant, Sumy optimise ses déplacements et atteint un taux de remplissage de ses camionnettes supérieur à 100 %. "Chaque recoin de rangement est optimisé", explique Hinde Boulbayem, patronne de Sumy. La jeune société a clôturé son troisième exercice consécutif à l'équilibre, avec un chiffre d'affaires de 1 million d'euros.sumy.beLa plateforme Gustaf, en ligne depuis le début de l'année, donne accès à des partitions musicales dans tous les genres musicaux : classique, pop, rock, hip-hop, etc. Auparavant dénommée Neoscores, cette application numérique compile environ 200.000 morceaux. Pour 4,99 euros par mois, elle offre aux musiciens un accès illimité à sa bibliothèque. Gustaf a déjà levé 2 millions d'euros auprès de fonds d'investissements et business angels belges. Elle cherche de nouveaux capitaux pour poursuivre son déploiement commercial. gogustaf.comDisplay.Direct automatise les campagnes marketing. Lorsqu'une marque souhaite faire la promotion de milliers de produits, la start-up s'occupe de les intégrer automatiquement dans des bannières vues par des profils bien ciblés. Cela permet d'économiser du temps et de l'argent, et de rendre ces campagnes de pub plus efficaces. Display.Direct cherche aujourd'hui à lever des fonds pour investir dans des profils commerciaux et des développeurs. traffic.direct/dynamic-display-advertisingZerocopy a développé un système d'impression 100 % gratuite pour le client. La start-up se rémunère via des annonceurs, qui intègrent de la publicité sur les feuilles imprimées. Une trentaine d'imprimantes ont été installées dans des bars, des sandwicheries, des librairies (Libris Agora) ou encore un Mediamarkt. Au plus près possible d'un campus d'étudiants, gros consommateurs d'impressions papier. Pour s'étendre plus rapidement, la start-up souhaite désormais s'associer avec les copy-shops et les librairies. Elle leur propose d'installer le service Zerocopy sur leurs imprimantes et de partager avec eux les recettes venant des annonceurs. Les revenus par copie seront moins intéressants pour le copy-shop qu'avec une impression payante, mais le patron de Zerocopy assure qu'ils se rattraperont sur le volume. " Actuellement, nous sommes concurrents des copy-shops. Mais je pense que ce serait dans l'intérêt de tout le monde de collaborer", estime Maxime Carpentier. En optant pour un tel système, Zerocopy n'aurait plus à gérer les machines et leur entretien et pourrait devenir une entreprise axée uniquement sur le logiciel. "Si on peut signer des accords avec des copy-shops, notre modèle, qui peut se comparer à Uber dans le secteur de l'imprimante, sera validé." La start-up, qui est rentable depuis le début, se mettra alors à la recherche de fonds pour accélérer sa croissance, en misant sur l'international.zerocopy.beSortlist met en relation des entreprises et des agences marketing. Le service est gratuit pour les entreprises. Celles-ci soumettent leur projet (création de site web, campagne sur les réseaux sociaux, application mobile, etc.) aux équipes de Sortlist, qui se chargent de trouver une dizaine d'agences répondant aux critères du client, et prêtes à se porter candidates. L'agence paye à Sortlist un montant fixe, dépendant du budget en jeu, pour pouvoir se proposer comme prestataire. La start-up a déjà trouvé des agences pour des entreprises comme Kinepolis, Louis Vuitton, BNP Paribas, ainsi que de nombreuses PME. Elle répertorie environ 60.000 agences sur sa plateforme. Le plus gros de son activité se situe en Belgique et en France, mais elle souhaite attaquer prochainement la Grande-Bretagne, l'Espagne et l'Amérique du Sud. Raison pour laquelle Sortlist cherche à réaliser une nouvelle levée de fonds avant l'été prochain, après une première opération portant sur 550.000 euros, réalisée en 2015.sortlist.be