La colocation commence à acquérir ses lettres de noblesse auprès des investisseurs. C'est en tout cas ce que laisse penser la récente levée de fonds de la start-up bruxelloise Cohabs. La jeune pousse vient, en effet, d'acter une levée de fonds de 1,4 million d'euros, ce qui valoriserait la société à 16 millions d'euros. Le nouvel investisseur est Alphastone, un fonds d'investissement avec qui Cohabs a déjà collaboré dan...

La colocation commence à acquérir ses lettres de noblesse auprès des investisseurs. C'est en tout cas ce que laisse penser la récente levée de fonds de la start-up bruxelloise Cohabs. La jeune pousse vient, en effet, d'acter une levée de fonds de 1,4 million d'euros, ce qui valoriserait la société à 16 millions d'euros. Le nouvel investisseur est Alphastone, un fonds d'investissement avec qui Cohabs a déjà collaboré dans le cadre de son projet de rachat de l'emblématique Aegidium à Saint-Gilles. "L'idée derrière cette levée de fonds est de mettre un gros focus sur la scalabilité de notre projet à l'international, commente Youri Dauber, co-fondateur de Cohabs. En effet, l'ambition est de sortir de la Belgique d'ici la fin de l'année et de devenir un des leaders européens du co-living d'ici 3 ans." Rien que cela. Il faut dire que la firme fondée en 2016 enchaîne les projets et les ouvertures. Et d'ajouter : "nous avons en plus de cela une enveloppe de 10 millions (hors emprunt bancaire) pour l'acquisition de nos futurs projets immobiliers avec nos prêteurs obligataires historiques."La start-up gère aujourd'hui 89 chambres en colocation et plus de 140 sont en rénovation dont le fameux projet communautaire Aegidium. Si la colocation n'a rien de franchement nouveau, de nombreux entrepreneurs à travers le monde espèrent s'y engouffrer pour en faire un véritable business. Selon le Guardian, le nombre de jeunes entre 18 et 35 ans qui optent pour des habitations partagées aurait doublé depuis les années 1980 aux Etats-Unis. Ère collaborative et période de crise obligent, la coloc' devient tendance... Tout comme le coworking. C'est dans cette brèche grande ouverte que la firme s'engouffre. "Nous voulons développer un réseau de maisons partagées, centrées autour d'une communauté, détaille Youri Dauber, CEO et cofondateur. Nous voulons simplifier les démarches de logement pour les expatriés qui pourront donc venir s'installer simplement en apportant leurs valises. Leurs abonnements énergie, télé, etc. sont compris dans les prix de location. " Et sa croissance en 2 ans semble de bon augure.