En Bourse, l'action du réseau social Twitter a fondu de plus de 50 % depuis décembre. La semaine d'avant, c'est LinkedIn qui subissait une perte tout aussi vertigineuse de 54 %, emboîtant le pas à Fitbit et GoPro pour ne citer que quelques-unes des débâcles boursières de stars de la technologie mondiale. Une hémorragie plutôt sanglante qui pose question : voit-on finalement exploser cette bulle que de nombreux observateurs redoutaient depuis déjà de nombreux mois sur le secteur ?
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En Bourse, l'action du réseau social Twitter a fondu de plus de 50 % depuis décembre. La semaine d'avant, c'est LinkedIn qui subissait une perte tout aussi vertigineuse de 54 %, emboîtant le pas à Fitbit et GoPro pour ne citer que quelques-unes des débâcles boursières de stars de la technologie mondiale. Une hémorragie plutôt sanglante qui pose question : voit-on finalement exploser cette bulle que de nombreux observateurs redoutaient depuis déjà de nombreux mois sur le secteur ? Bien sûr, le contexte global des marché financiers n'est pas à la fête - c'est le moins qu'on puisse dire - et cela éclabousse forcément les technologies. En effet, nombre d'investisseurs préfèrent se concentrer sur des valeurs moins risquées. Car, dans la plupart des cas, les grosses start-up technologiques font surtout la promesse d'un business futur. C'est notamment le cas de Twitter qui, depuis son entrée en Bourse, peine à présenter aux marchés des éléments assez convaincants pour rassurer sur son business model. Dans un moment de turbulence des marchés comme on le voit aujourd'hui, les belles promesses ne suffisent plus. Les investisseurs veulent se sentir rassurés par du concret et de vraies perspectives. Il n'y a qu'à voir le revers infligé à Apple depuis quelques mois. Cette dernière a présenté, lors du dernier trimestre, des résultats record avec un bénéfice trimestriel de 18,4 milliards de dollars soit 400 millions de mieux qu'au même trimestre en 2015. Pourtant, la faible croissance du nombre d'iPhone vendus a refroidi les investisseurs et la firme a la pomme ne vaut, aujourd'hui, plus que 521 milliards de dollars, contre 690 milliards voici un an. De là à parler de bulle, de nombreux analystes relativisent. "Ce que l'on voit dans le domaine de la technologie, c'est que les valorisations élevées sont ramenées au plus près des fondamentaux qui doivent supporter leur croissance, s'il y en a une", analyse Ryan Larson de RBC Global Assets Management, cité par Reuters. Il s'agirait donc d'une correction, certes sévère, mais qui ramène les marchés les pieds sur terre après une année 2015 record en termes de valorisations, tant sur les marchés publics que lors des levées de fonds privées. Rien qu'en 2015, le club des start-up valorisées à 1 milliard de dollars (les unicorns) comptait 40 nouveaux "membres" qui s'ajoutaient à la centaine existante. Ce "retour à la raison", comme le qualifient certains analystes, n'arrangera pas les jeunes pousses toujours à la recherche de fonds pour assurer leur croissance. Si la fébrilité des marchés continue, l'impact sera réel : plans d'expansion suspendus, IPO retardées ou annulées (comme Deezer fin 2015) ou acquisitions à prix " sacrifié"...