La Belgique fera partie de la réflexion européenne sur l'élaboration de superordinateurs. Le ministre Alexander De Croo, en charge de l'Agenda numérique, a en effet signé l'adhésion de la Belgique à l'initiative sur le calcul à haute performance High Performance Computing (HPC). Notre pays rejoint donc la Commission européenne, l'Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Italie, l'Espagne et le Portugal qui s'étaient engag...

La Belgique fera partie de la réflexion européenne sur l'élaboration de superordinateurs. Le ministre Alexander De Croo, en charge de l'Agenda numérique, a en effet signé l'adhésion de la Belgique à l'initiative sur le calcul à haute performance High Performance Computing (HPC). Notre pays rejoint donc la Commission européenne, l'Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Italie, l'Espagne et le Portugal qui s'étaient engagés en mars dans ce projet. L'idée ? Inscrire l'Europe dans un grand projet dans le domaine de la puissance de calcul, alors que la puissance informatique ne cesse de croître. " Ce projet est une opportunité de construire ensemble l'infrastructure numérique de demain, peut-on lire dans un communiqué d'Alexander De Croo. Les superordinateurs vont modifier en profondeur notre économie et notre société. Cela permettra, par exemple, de développer plus rapidement des médicaments ou de faire de la recherche innovante sur les énergies renouvelables. " Et sans doute l'Europe ne veut-elle pas être en reste face à la montée en puissance des Etats-Unis et de la Chine qui n'arrêtent pas d'augmenter leurs capacités de calcul. Le projet HPC européen regroupe plusieurs technologies : les superordinateurs eux-mêmes, le cloud et le big data. L'Europe, qui mise sur un partenariat public-privé dans le cadre de cette initiative, pourrait y investir autour de 5 milliards d'euros, même si aujourd'hui, les budgets et la feuille de route doivent encore être définis. Le but est de mettre au point des machines au moins 100 fois plus rapides que ce qui existe aujourd'hui en Europe. Et de les mettre à disposition de la communauté scientifique, de l'industrie et des pouvoirs publics. La Commission envisage de concrétiser ses développements dans les superordinateurs d'ici 2022 ou 2023. Cela semble loin mais ce serait, de l'avis d'experts, assez ambitieux. De son côté, la Belgique, qui dispose compétences en la matière dans les universités notamment, enverra deux représentants (un francophone et un néerlan- dophone) pour prendre part aux discussions. Et une concertation intra-belge sera mise en place pour coordonner le fédéral et les trois Régions.