S'il est bien un enseignement à tirer du WebSummit de Dublin (photo), la grand-messe du secteur techno, c'est que les start-up européennes veulent conquérir le monde. Car, bien sûr, aujourd'hui, le microcosme américain -- cette célèbre Silicon Valley -- demeure nettement plus puissant que toute autre région du monde dans le domaine des nouvelles technologies. Après avoir imposé ses GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), elle est en passe d'installer confortablement ses (retenez-le nouveau mot à la mode) NATU, pour Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Deux vagues qui semblent avoir doublé la plupart de nos entreprises européennes. Mais l'Europe pourrait être en bonne position pour la prochaine transformation. "Au lieu de copier les recettes américaines du succès, l'Europe peut à présent jouer ses propres atouts sur base de ce qui a toujours fait son succès : une expertise industrielle, la diversité et l'internationalisation", peut-on lire dans le rapport "Can European start-up crack the code ?" du cabinet Roland Berger pour qui "l'écosystème digital européen est déjà en train de mûrir".

Explosion des levées de fonds

Pour preuve : la forte montée en puissance des financements. Sur les six premiers mois de l'année 2015, les start-up européennes auraient levé 6,9 milliards de dollars, soit 86 % de plus que sur la même période un an plus tôt. Les exemples pullulent : Blabla Car, Delivery Hero, Spotify, Sigfox, OneWeb, etc. Une tendance à la hausse qui devrait se confirmer pour le deuxième semestre. Pas plus tard que la semaine passée, c'est le spécialiste des objets connectés Netatmo qui annonçait lever 30 millions d'euros. Il est vrai, par ailleurs, que l'Europe compte désormais plusieurs dizaines d'unicorns, ces start-up dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Cet été, le cabinet de conseil dans le secteur des technologies GP Bullhound en avait référencé 40 dont 13 nouvelles en 2015. La valorisation globale de ces 40 "licornes" de la techno européenne dépasserait 100 milliards d'euros. A titre de comparaison, leurs équivalentes américaines atteindraient une valorisation de 700 milliards de dollars.

Et pour encore bien démontrer le potentiel de notre écosystème sur le Vieux Continent, le rapport de Roland Berger souligne également l'intérêt croissant de l'univers corporate pour les start-up, surtout dans les grands marchés, comme en France et en Allemagne. De même que la véritable prise de conscience du régulateur européen qui, confronté aux phénomènes Airbnb et Uber, semble comprendre le nouveau challenge. Autant d'éléments qui permettent d'afficher un regard positif sur l'évolution de la tech européenne, surtout dans les domaines du big data, du cloud, de l'impression 3D, de la robotique et de l'Internet des objets. Mais, ne nous voilons pas la face : le chemin est encore long avant de dépasser la Valley.

S'il est bien un enseignement à tirer du WebSummit de Dublin (photo), la grand-messe du secteur techno, c'est que les start-up européennes veulent conquérir le monde. Car, bien sûr, aujourd'hui, le microcosme américain -- cette célèbre Silicon Valley -- demeure nettement plus puissant que toute autre région du monde dans le domaine des nouvelles technologies. Après avoir imposé ses GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), elle est en passe d'installer confortablement ses (retenez-le nouveau mot à la mode) NATU, pour Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Deux vagues qui semblent avoir doublé la plupart de nos entreprises européennes. Mais l'Europe pourrait être en bonne position pour la prochaine transformation. "Au lieu de copier les recettes américaines du succès, l'Europe peut à présent jouer ses propres atouts sur base de ce qui a toujours fait son succès : une expertise industrielle, la diversité et l'internationalisation", peut-on lire dans le rapport "Can European start-up crack the code ?" du cabinet Roland Berger pour qui "l'écosystème digital européen est déjà en train de mûrir". Pour preuve : la forte montée en puissance des financements. Sur les six premiers mois de l'année 2015, les start-up européennes auraient levé 6,9 milliards de dollars, soit 86 % de plus que sur la même période un an plus tôt. Les exemples pullulent : Blabla Car, Delivery Hero, Spotify, Sigfox, OneWeb, etc. Une tendance à la hausse qui devrait se confirmer pour le deuxième semestre. Pas plus tard que la semaine passée, c'est le spécialiste des objets connectés Netatmo qui annonçait lever 30 millions d'euros. Il est vrai, par ailleurs, que l'Europe compte désormais plusieurs dizaines d'unicorns, ces start-up dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Cet été, le cabinet de conseil dans le secteur des technologies GP Bullhound en avait référencé 40 dont 13 nouvelles en 2015. La valorisation globale de ces 40 "licornes" de la techno européenne dépasserait 100 milliards d'euros. A titre de comparaison, leurs équivalentes américaines atteindraient une valorisation de 700 milliards de dollars. Et pour encore bien démontrer le potentiel de notre écosystème sur le Vieux Continent, le rapport de Roland Berger souligne également l'intérêt croissant de l'univers corporate pour les start-up, surtout dans les grands marchés, comme en France et en Allemagne. De même que la véritable prise de conscience du régulateur européen qui, confronté aux phénomènes Airbnb et Uber, semble comprendre le nouveau challenge. Autant d'éléments qui permettent d'afficher un regard positif sur l'évolution de la tech européenne, surtout dans les domaines du big data, du cloud, de l'impression 3D, de la robotique et de l'Internet des objets. Mais, ne nous voilons pas la face : le chemin est encore long avant de dépasser la Valley.