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La Belgique commence à s'intéresser à la blockchain, cette technologie prometteuse qui permet de certifier des informations sur un grand registre de comptes numérique fonctionnant de façon décentralisée. Plus de 50 organisations, dont une vingtaine de start-up, s'activent dans le domaine. C'est ce que démontre la première étude réalisée sur l'écosystème belge de la blockchain. Publiée sur cryptospace.be, elle répertorie l'ensemble des acteurs connectés sur le sujet. Thomas Vanderstraeten, fondateur de cryptizens.io et CTO de la start-up fintech Seraphin, a recensé plus de 200 personnes travaillant actuellement en Belgique autour de la blockchain. " D'autres s'y ajouteront prochainement, explique l'auteur de l'étude. J'ai déjà connaissance de trois ou quatre projets qui ne sont pas encore officiellement lancés, mais qui sont en cours de développement. " Les projets identifiés par l'étude traversent différents secteurs : financier, juridique (Stampify), objets connectés (Settlemint), réseaux sociaux (Hey), consultance (Oceanlab), etc. Plus de 60 % des start-up répertoriées ont été créées en Flandre, plus de 30 % à Bruxelles, et une seule en Région wallonne. Dans le lot, quatre start-up ont introduit ou projettent de réaliser une ICO (Initial Coin Offering) ou levée de fonds en monnaie virtuelle. Aux start-up identifiées s'ajoutent une série d'organisations comme la Belgian Bitcoin Association, et de réseaux comme Hive, autour desquels gravitent les acteurs intéressés par les développements de la blockchain. Manquent à l'appel les grandes entreprises, qui commencent elles aussi à investir dans cette technologie. C'est le cas notamment de Fujitsu : le géant japonais de l'informatique vient d'annoncer que son centre européen d'innovation sur la blockchain s'implanterait à Bruxelles.