Chaque jour, un milliard de signaux mobiles sont captés par les antennes Proximus. Ces signaux indiquent où se trouvent des clients de l'opérateur. Agglomérées, ces informations permettent d'établir une carte de Belgique représentant les déplacements de la population belge, en temps réel. Ces données intéressent particulièrement Statistics Belgium, le département du SPF Economie qui s'occupe de réaliser des statistiques pour le compte des pouvoirs publics. Au point que le SPF Economie et Proximus ont signé un partenariat permettant l'utilisation de ces données de géolocalisation (anonymisées et agrégées) à des fins statistiques.

Comme on peut le constater sur les cartes ci-dessous (source : Statistics Belgium), les données de géolocalisation de Proximus donnent une image extrêmement proche de celle du recensement de 2011, effectué par le SPF Economie suivant ses méthodes traditionnelles d'enquête.

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Les données de géolocalisation de Proximus peuvent aider le SPF Economie à améliorer et affiner ses statistiques. Grâce à celles-ci, il est possible d'étudier avec précision les déplacements de la population. Cela permet de déterminer quelles sont les communes résidentielles, quelles sont celles qui accueillent le plus d'activité pendant la journée, quels sont les principaux flux de déplacements en Belgique, etc. Autant de données statistiques qui pourront s'avérer utiles pour informer le politique et lui permettre de prendre des décisions éclairées, par exemple en termes de mobilité.

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Le partenariat signé entre Proximus et le SPF Economie est à visée "non commerciale", soulignent les deux parties. Le SPF Economie bénéficie gratuitement de données statistiques utiles à son travail. De son côté, Proximus espère profiter du partenariat avec le SPF Economie pour construire de nouveaux services (payants) destinés à des clients professionnels. Jan Manssens, en charge de l'innovation chez Proximus, estime qu'il pourrait par exemple croiser des données de géolocalisation avec des données relatives au revenu moyen dans un quartier pour établir des "profils de quartier" établissant leur taux de fréquentation et le pouvoir d'achat potentiel de leurs habitants. Ces informations pourraient intéresser des acteurs du retail, estime-t-il.

Les premières études concrètes issues de ce partenariat sont attendues d'ici la fin de l'année.