Déjà propriétaire de 25 % de la société qui avait alors été valorisée 20 millions, Bart Versluys vient de monter à 50 % via un rachat de parts. L'opération n'est pas associée à une augmentation de capital mais intervient alors que Zorabots - qui se revendique leader mondial de son créneau - intéresse plusieurs entreprises chinoises.
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Déjà propriétaire de 25 % de la société qui avait alors été valorisée 20 millions, Bart Versluys vient de monter à 50 % via un rachat de parts. L'opération n'est pas associée à une augmentation de capital mais intervient alors que Zorabots - qui se revendique leader mondial de son créneau - intéresse plusieurs entreprises chinoises. Les deux fondateurs de Zorabots, Fabrice Goffin et Tommy Deblieck, auraient déjà reçu des propositions de rachat de la part de firmes chinoises. " Mais aujourd'hui, nous avons décidé que, quoi qu'il arrive, nous ne cèderons pas plus de 49 % de Zorabots ", insiste Fabrice Goffin, qui tient fortement à son ancrage belge. Il admet toutefois poursuivre les discussions avec des " partenaires " potentiels. En effet, Zorabots creuse progressivement son trou sur le marché à peine naissant des robots de service, c'est-à-dire ceux capables d'accueillir un visiteur, de donner un cours de gym dans un home, etc. La " start-up " ostendaise a signé un accord avec le géant japonais Softbank qui lui permet non seulement d'intégrer, en exclusivité, le logiciel Zorabots dans ses robots Nao et Pepper, mais en plus de distribuer les robots de la firme japonaise. Son business model est basé sur la combinaison vente de robots et instrallation de logiciels : un robot Nao tout équipé (robot, logiciel et service), par exemple, coûterait quelque 15.000 euros. En début de semaine, la pépite belge a dévoilé des partenariats similaires avec deux géants chinois du secteur : UBTECH et CANBOT. Si tout se passe comme prévu, cela devrait lui permettre tout à la fois de s'imposer comme acteur de référence sur le créneau des logiciels pour robots mais aussi de doper son business dans les mois et années à venir. Pour l'instant, la firme, qui emploie 54 personnes à Ostende, avance un chiffre d'affaires de l'ordre de 2,6 millions pour 2017 mais comme elle investit beaucoup, elle enregistre toujours des pertes. Reste que la valeur de la boîte semble continuer de grimper, à force de signer des partenariats et installer ses robots. Autant dire que si elle trouve un investisseur (chinois ? ) dans les mois à venir, son nouvel actionnaire majoritaire pourrait faire une belle plus-value...