On pourrait se tromper. Et d'ailleurs les néophytes tombent dans le panneau. Avec sa forme galbée, son pédalier et son couvercle ouvert à 45 degrés, le Yamaha N3X a des airs de piano à queue. Une queue raccourcie certes, à laquelle il manque quelques dizaines de centimètres pour briller dans les soirées de l'ambassadeur, mais suffisante pour donner l'illusion d'un vrai piano. Jusqu'à ce que le néophyte se rapproche de l'animal à trois pieds et découvre " sous le capot ", en lieu et place des 220 ou 230 cordes d'un piano acoustique, un chapelet de haut- parleurs... Un sound system équipé de quatre enceintes de haut niveau et d'une série d'amplificateurs cachés sous un joli panneau de bois laqué. Le but de la manoeuvre ? Faire de ce piano numérique commercialisé au prix de 17.000 euros par la firme japonaise, qui est le plus cher de leur gamme, l'équivalent en sonorité et en sensations d'un piano à queue. Un défi technologique quand on mesure le nombre de paramètres qui entrent en ligne de compte sur un instrument traditionnel.
...