Le Net carbure en effet avec nos données personnelles qui sont recueillies tout au long de notre vie sur le web. Ces données sont ensuite revendues à des annonceurs qui souhaitent nous cibler. C'est pourquoi les experts disent souvent: "si c'est gratuit, c'est que nous sommes le produit".

Les experts disent souvent: "si c'est gratuit, c'est que nous sommes le produit"

Le dernier exemple en date de cette marchandisation d'Internet, ce sont les pétitions en ligne. Oui, oui, je parle bien des pétitions, celles qui vous demandent de soutenir la préservation de telle espèce animale en péril ou la suppression de la chasse à courre, voire de critiquer telle entreprise du secteur du luxe qui utilise de vraies fourrures, etc. Une enquête réalisée en France (Pixel de France Culture) démontre que ce qui n'était avant que le fruit de la mobilisation de quelques militants a fait place aujourd'hui à un véritable modèle économique. En clair, des plates-formes de pétitions en ligne fournissent le même service que les militants bénévoles, mais en mieux.

A priori, signer en ligne ne coûte rien, sauf que vous perdez en quelque sorte votre anonymat et vos données personnelles. Si j'ai déjà signé une pétition sur l'océan, par exemple, un algorithme va déterminer que je pourrais être intéressé par une autre pétition sur l'environnement et me la présenter. Les ONG et autres associations sont heureuses de faire appel aux services de ces plates-formes, car cela leur permet de toucher un maximum de citoyens pour survivre et cela leur donne la capacité de cibler les internautes grâce à la masse énorme de données collectées.

Et ces données vont bien au-delà du simple nom et de l'adresse e-mail. En effet, ces plates-formes spécialisées dans la vente de pétitions en ligne peuvent déterminer les goûts, les avis politiques, les peurs, et les combats de millions de militants en ligne ! Bien entendu, si les militants payent - sans le savoir - en donnant leurs données personnelles, les ONG et autres associations paient ces plates-formes au nombre de signataires d'une pétition qui aura accepté de recevoir des informations. Pour les ONG qui jouent ce jeu, cela reste moins cher qu'une campagne institutionnelle et c'est nettement plus efficace, car les ONG en question touchent directement le public sensibilisé à leurs causes !

Il ne s'agit pas de critiquer ce business des pétitions en ligne, ni de le déplorer, ni même de dire que toutes les ONG fonctionnent sur ce schéma, mais simplement d'expliquer le fonctionnement des pétitions en ligne. La démocratie, c'est aussi la transparence.

Le Net carbure en effet avec nos données personnelles qui sont recueillies tout au long de notre vie sur le web. Ces données sont ensuite revendues à des annonceurs qui souhaitent nous cibler. C'est pourquoi les experts disent souvent: "si c'est gratuit, c'est que nous sommes le produit".Le dernier exemple en date de cette marchandisation d'Internet, ce sont les pétitions en ligne. Oui, oui, je parle bien des pétitions, celles qui vous demandent de soutenir la préservation de telle espèce animale en péril ou la suppression de la chasse à courre, voire de critiquer telle entreprise du secteur du luxe qui utilise de vraies fourrures, etc. Une enquête réalisée en France (Pixel de France Culture) démontre que ce qui n'était avant que le fruit de la mobilisation de quelques militants a fait place aujourd'hui à un véritable modèle économique. En clair, des plates-formes de pétitions en ligne fournissent le même service que les militants bénévoles, mais en mieux.A priori, signer en ligne ne coûte rien, sauf que vous perdez en quelque sorte votre anonymat et vos données personnelles. Si j'ai déjà signé une pétition sur l'océan, par exemple, un algorithme va déterminer que je pourrais être intéressé par une autre pétition sur l'environnement et me la présenter. Les ONG et autres associations sont heureuses de faire appel aux services de ces plates-formes, car cela leur permet de toucher un maximum de citoyens pour survivre et cela leur donne la capacité de cibler les internautes grâce à la masse énorme de données collectées.Et ces données vont bien au-delà du simple nom et de l'adresse e-mail. En effet, ces plates-formes spécialisées dans la vente de pétitions en ligne peuvent déterminer les goûts, les avis politiques, les peurs, et les combats de millions de militants en ligne ! Bien entendu, si les militants payent - sans le savoir - en donnant leurs données personnelles, les ONG et autres associations paient ces plates-formes au nombre de signataires d'une pétition qui aura accepté de recevoir des informations. Pour les ONG qui jouent ce jeu, cela reste moins cher qu'une campagne institutionnelle et c'est nettement plus efficace, car les ONG en question touchent directement le public sensibilisé à leurs causes !Il ne s'agit pas de critiquer ce business des pétitions en ligne, ni de le déplorer, ni même de dire que toutes les ONG fonctionnent sur ce schéma, mais simplement d'expliquer le fonctionnement des pétitions en ligne. La démocratie, c'est aussi la transparence.