D'après Marianne, Karel De Boeck, à l'époque responsable des risques au sein de Fortis, se rend compte dès février 2007, lors d'un déplacement à New York, de son exposition gigantesque aux subprimes. Mais il lui faudra près de cinq mois pour réunir, le 3 juillet, le Central Credit Committee, où est décidé que la banque ne se présentera plus sur le marché des crédits structurés toxiques, ni comme fabricant, ni comme investisseur. Or, "entre le 12 février et le 3 juillet, au moins 3,4 milliards de dollars sont dépensés en titre toxiques", selon Marianne. En outre, même après la décision, Fortis et ses diverses entités continueront d'acheter et de vendre des produits structurés adossés à des crédits hypothécaires dangereux pour des centaines de millions d'euros. Marianne détaille aussi la façon dont la banque a minimisé, de façon mensongère, son exposition aux subprime afin de permettre une augmentation de capital en vue de l'acquisition d'ABN Amro. L'hebdomadaire montre encore que plus de la moitié des investissements de Fortis dans les subprimes l'ont été via quatre filiales localisées dans des paradis fiscaux ou assimilés (Delaware, îles Caïmans, Jersey et Irlande). (Belga)

D'après Marianne, Karel De Boeck, à l'époque responsable des risques au sein de Fortis, se rend compte dès février 2007, lors d'un déplacement à New York, de son exposition gigantesque aux subprimes. Mais il lui faudra près de cinq mois pour réunir, le 3 juillet, le Central Credit Committee, où est décidé que la banque ne se présentera plus sur le marché des crédits structurés toxiques, ni comme fabricant, ni comme investisseur. Or, "entre le 12 février et le 3 juillet, au moins 3,4 milliards de dollars sont dépensés en titre toxiques", selon Marianne. En outre, même après la décision, Fortis et ses diverses entités continueront d'acheter et de vendre des produits structurés adossés à des crédits hypothécaires dangereux pour des centaines de millions d'euros. Marianne détaille aussi la façon dont la banque a minimisé, de façon mensongère, son exposition aux subprime afin de permettre une augmentation de capital en vue de l'acquisition d'ABN Amro. L'hebdomadaire montre encore que plus de la moitié des investissements de Fortis dans les subprimes l'ont été via quatre filiales localisées dans des paradis fiscaux ou assimilés (Delaware, îles Caïmans, Jersey et Irlande). (Belga)