Que dit exactement Philippe Defeyt ? Que les pertes de revenus seront compensées uniquement, et encore pas à 100% pour tous, pour les personnes qui sont dans les conditions pour obtenir un revenu d'intégration du CPAS.

Or, 60 à 70% des personnes "sanctionnées" par l'ONEM ne sont pas dans ces conditions. Donc, ces ménages-là subiront intégralement la perte de revenus... sans aucune compensation d'un CPAS. Par contre, c'est vrai que certains cohabitants toucheront plus au CPAS qu'au chômage. Et donc, dit Philippe Defeyt : "Comprenne qui pourra : cela revient dans ce dernier cas, à "punir" un chômeur mais en augmentant son revenu ! N'est-ce inciter certains à se faire sanctionner !"

Au fond, en creusant le sujet, on se rend compte que ce problème de l'exclusion du chômage est un problème infiniment plus complexe que les propos de bistrot qu'on entend ici ou là. C'est également ce qu'a dit en substance Marie-Kristine Vanbockestal, la directrice générale du Forem à nos confrères de l'ECHO. Pour elle l'exclusion du chômage ne sert à rien.

Pourquoi ? D'abord, parce qu'elle ne va pas améliorer le fonctionnement du marché de l'emploi. Autrement dit, l'offre de jobs restera rare. Et donc, ceux qui seront exclus iront chercher des moyens de subsistance auprès des CPAS. D'un point de vue macro-économique, cela ne change rien, car on ne fait que déplacer les dépenses d'une entité vers une autre ! Marie-Kristine Vanbockestal dit même que cela sera pire car cela coûtera plus cher. En effet, quand une personne est bénéficiaire du CPAS, elle bénéficie d'avantages dérivés, comme un tarif réduit d'électricité et la gratuité dans les transports en commun. Et donc, selon elle, cela risque de coûter plus à l'Etat qu'un chômeur.

Mais le danger est encore ailleurs : d'après une étude de la fédération des CPAS, si 100 personnes sont sanctionnées par l'ONEM, ce ne sont pas 100 personnes qui arrivent au CPAS, mais seulement deux tiers ; en clair, un tiers disparait dans la nature. Et ce tiers-là peut provoquer la "sherwoodisation" de notre société, nous dit la directrice du Forem. Je rappelle que la forêt de Sherwood était la forêt dans laquelle sévissait Robin des Bois ! Le message subliminal est clair : attention à ne pas créer une génération d'exclus qui pourraient devenir des "hors-la-loi".

Que dit exactement Philippe Defeyt ? Que les pertes de revenus seront compensées uniquement, et encore pas à 100% pour tous, pour les personnes qui sont dans les conditions pour obtenir un revenu d'intégration du CPAS. Or, 60 à 70% des personnes "sanctionnées" par l'ONEM ne sont pas dans ces conditions. Donc, ces ménages-là subiront intégralement la perte de revenus... sans aucune compensation d'un CPAS. Par contre, c'est vrai que certains cohabitants toucheront plus au CPAS qu'au chômage. Et donc, dit Philippe Defeyt : "Comprenne qui pourra : cela revient dans ce dernier cas, à "punir" un chômeur mais en augmentant son revenu ! N'est-ce inciter certains à se faire sanctionner !" Au fond, en creusant le sujet, on se rend compte que ce problème de l'exclusion du chômage est un problème infiniment plus complexe que les propos de bistrot qu'on entend ici ou là. C'est également ce qu'a dit en substance Marie-Kristine Vanbockestal, la directrice générale du Forem à nos confrères de l'ECHO. Pour elle l'exclusion du chômage ne sert à rien. Pourquoi ? D'abord, parce qu'elle ne va pas améliorer le fonctionnement du marché de l'emploi. Autrement dit, l'offre de jobs restera rare. Et donc, ceux qui seront exclus iront chercher des moyens de subsistance auprès des CPAS. D'un point de vue macro-économique, cela ne change rien, car on ne fait que déplacer les dépenses d'une entité vers une autre ! Marie-Kristine Vanbockestal dit même que cela sera pire car cela coûtera plus cher. En effet, quand une personne est bénéficiaire du CPAS, elle bénéficie d'avantages dérivés, comme un tarif réduit d'électricité et la gratuité dans les transports en commun. Et donc, selon elle, cela risque de coûter plus à l'Etat qu'un chômeur. Mais le danger est encore ailleurs : d'après une étude de la fédération des CPAS, si 100 personnes sont sanctionnées par l'ONEM, ce ne sont pas 100 personnes qui arrivent au CPAS, mais seulement deux tiers ; en clair, un tiers disparait dans la nature. Et ce tiers-là peut provoquer la "sherwoodisation" de notre société, nous dit la directrice du Forem. Je rappelle que la forêt de Sherwood était la forêt dans laquelle sévissait Robin des Bois ! Le message subliminal est clair : attention à ne pas créer une génération d'exclus qui pourraient devenir des "hors-la-loi".