Lorsqu'en juillet dernier le ciel s'est soudainement déchaîné, les habitants de la vallée de la Vesdre ont eu l'impression de recevoir sur la tête une véritable bombe à eau. Pareil phénomène étant par nature imprévisible, le gouvernement flamand s'est demandé ce qui se passerait si pareil bombardement touchait la Flandre. Les réponses à cette question n'ont pas tardé et sont loin d'être rassurantes.

Selon les quantités de précipitations envisagées, les dommages pourraient toucher jusqu'à 90.000 ménages. Deux régions sont particulièrement sensibles. La Flandre-Orientale tout d'abord avec comme zone vulnérable les environs de Gand où la Lys rejoint l'Escaut ; la vallée de la Dendre ensuite, avec comme points faibles Grammont, Liedekerke et Denderleeuw. "Nous avons déjà fait beaucoup, notamment dans le cadre du plan Sigma mis en oeuvre au lendemain des inondations de 1976", explique Lydia Peters (Open Vld), ministre des Travaux Publics. Mais cela ne suffit pas. D'où le recours à un panel multidisciplinaire d'experts emmenés par le Néerlandais Henk Ovink, ancien ambassadeur spécial des Pays-Bas pour les questions de l'eau.

Leurs premières conclusions, attendues dans le courant de l'été, remettront beaucoup de choses en question. "Rehausser les digues, canaliser les rivières: se focaliser sur une seule mesure n'apportera rien", a déjà prévenu cette sommité internationale familièrement surnommée "Henk the water guy" par Barack Obama pour sa contribution à la reconstruction du littoral new-yorkais après le passage en 2012 de l'ouragan Sandy. De l'agriculture à l'infrastructure en passant par l'habitat, c'est tout un système qu'il faudra revoir. Liées aux intérêts particuliers, les résistances dès lors s'annoncent grandes, comme c'est actuellement le cas avec le bouwshift.

Lorsqu'en juillet dernier le ciel s'est soudainement déchaîné, les habitants de la vallée de la Vesdre ont eu l'impression de recevoir sur la tête une véritable bombe à eau. Pareil phénomène étant par nature imprévisible, le gouvernement flamand s'est demandé ce qui se passerait si pareil bombardement touchait la Flandre. Les réponses à cette question n'ont pas tardé et sont loin d'être rassurantes. Selon les quantités de précipitations envisagées, les dommages pourraient toucher jusqu'à 90.000 ménages. Deux régions sont particulièrement sensibles. La Flandre-Orientale tout d'abord avec comme zone vulnérable les environs de Gand où la Lys rejoint l'Escaut ; la vallée de la Dendre ensuite, avec comme points faibles Grammont, Liedekerke et Denderleeuw. "Nous avons déjà fait beaucoup, notamment dans le cadre du plan Sigma mis en oeuvre au lendemain des inondations de 1976", explique Lydia Peters (Open Vld), ministre des Travaux Publics. Mais cela ne suffit pas. D'où le recours à un panel multidisciplinaire d'experts emmenés par le Néerlandais Henk Ovink, ancien ambassadeur spécial des Pays-Bas pour les questions de l'eau. Leurs premières conclusions, attendues dans le courant de l'été, remettront beaucoup de choses en question. "Rehausser les digues, canaliser les rivières: se focaliser sur une seule mesure n'apportera rien", a déjà prévenu cette sommité internationale familièrement surnommée "Henk the water guy" par Barack Obama pour sa contribution à la reconstruction du littoral new-yorkais après le passage en 2012 de l'ouragan Sandy. De l'agriculture à l'infrastructure en passant par l'habitat, c'est tout un système qu'il faudra revoir. Liées aux intérêts particuliers, les résistances dès lors s'annoncent grandes, comme c'est actuellement le cas avec le bouwshift.