Après Patrick Drahi, au tour de Xavier Niel de vouloir retirer son groupe de télécoms de la Bourse: le milliardaire français, fondateur et actionnaire majoritaire d'Iliad, a décidé de renforcer son contrôle sur la maison mère de l'opérateur Free, en lançant vendredi une opération de rachat d'actions.

La treizième fortune de France détient actuellement, directement et indirectement, 70,6% du capital et 78,7% des droits de vote de la société, et a fixé le prix de rachat du reste des titres 61% au-dessus du cours de clôture de la veille, soit 182 euros - ce qui valoriserait Iliad à 10,85 milliards d'euros. Cette annonce a fait mécaniquement s'envoler le titre de 61% à la Bourse de Paris dans les premiers échanges vendredi matin.

Fondée en 1999, la maison mère de l'opérateur Free est présente en France, en Italie et en Pologne à travers l'opérateur Play. Sixième opérateur mobile européen en nombre d'abonnés, Iliad compte 42,7 millions d'abonnés et a généré un chiffre d'affaires de 5,9 milliards d'euros en 2020. Au premier semestre 2021, le groupe a enregistré un bénéfice net estimé à 239 millions d'euros, un résultat en hausse de 14,6% sur un an.

"Désormais, la nouvelle phase de développement d'Iliad exige des transformations rapides et des investissements significatifs qui seront plus aisément menés à bien en tant que société non cotée", a indiqué Xavier Niel dans un communiqué. "Notre ambition pour Iliad nous pousse à accélérer son développement pour en faire un leader des télécommunications en Europe", a-t-il ajouté.

L'opération a été validée par le conseil d'administration jeudi. A ce jour, M. Niel et les cadres dirigeants et actionnaires historiques d'Iliad qui se sont engagés à apporter leurs actions à l'offre détiennent directement et indirectement 74,9% du capital et 83,6% des droits de vote du groupe. "A l'issue de l'offre, si le nombre d'actions non présentées à l'offre ne représente pas plus de 10% du capital et des droits de vote d'Iliad, HoldCo II demandera à l'Autorité des marchés financiers (AMF) la mise en oeuvre d'une procédure de retrait obligatoire", a indiqué l'entreprise dans un communiqué. Cette opération n'est pas isolée dans le secteur des télécoms.

Le milliardaire Patrick Drahi, fondateur et actionnaire majoritaire du groupe Altice, a également retiré de la cote son groupe européen (SFR, RMC, BFMTV,...) en janvier dernier.

Après Patrick Drahi, au tour de Xavier Niel de vouloir retirer son groupe de télécoms de la Bourse: le milliardaire français, fondateur et actionnaire majoritaire d'Iliad, a décidé de renforcer son contrôle sur la maison mère de l'opérateur Free, en lançant vendredi une opération de rachat d'actions. La treizième fortune de France détient actuellement, directement et indirectement, 70,6% du capital et 78,7% des droits de vote de la société, et a fixé le prix de rachat du reste des titres 61% au-dessus du cours de clôture de la veille, soit 182 euros - ce qui valoriserait Iliad à 10,85 milliards d'euros. Cette annonce a fait mécaniquement s'envoler le titre de 61% à la Bourse de Paris dans les premiers échanges vendredi matin. Fondée en 1999, la maison mère de l'opérateur Free est présente en France, en Italie et en Pologne à travers l'opérateur Play. Sixième opérateur mobile européen en nombre d'abonnés, Iliad compte 42,7 millions d'abonnés et a généré un chiffre d'affaires de 5,9 milliards d'euros en 2020. Au premier semestre 2021, le groupe a enregistré un bénéfice net estimé à 239 millions d'euros, un résultat en hausse de 14,6% sur un an."Désormais, la nouvelle phase de développement d'Iliad exige des transformations rapides et des investissements significatifs qui seront plus aisément menés à bien en tant que société non cotée", a indiqué Xavier Niel dans un communiqué. "Notre ambition pour Iliad nous pousse à accélérer son développement pour en faire un leader des télécommunications en Europe", a-t-il ajouté. L'opération a été validée par le conseil d'administration jeudi. A ce jour, M. Niel et les cadres dirigeants et actionnaires historiques d'Iliad qui se sont engagés à apporter leurs actions à l'offre détiennent directement et indirectement 74,9% du capital et 83,6% des droits de vote du groupe. "A l'issue de l'offre, si le nombre d'actions non présentées à l'offre ne représente pas plus de 10% du capital et des droits de vote d'Iliad, HoldCo II demandera à l'Autorité des marchés financiers (AMF) la mise en oeuvre d'une procédure de retrait obligatoire", a indiqué l'entreprise dans un communiqué. Cette opération n'est pas isolée dans le secteur des télécoms. Le milliardaire Patrick Drahi, fondateur et actionnaire majoritaire du groupe Altice, a également retiré de la cote son groupe européen (SFR, RMC, BFMTV,...) en janvier dernier.