Xant est née d'une idée de quatre ingénieurs en consultance énergétique. Ils ont constaté que les éoliennes professionnelles deviennent de plus en plus grandes. Mais entre ces grandes turbines de 6 mégawatts ou plus et les turbines de quelques dizaines de kilowatts pour la maison et le jardin, un grand marché est ouvert.

"Pour être rentables, les turbines doivent soit agrandir leur capacité, soit réduire leurs coûts", explique Peter Vyncke, un des actionnaires principaux de Xant.

Chaque poste de coût a été soigneusement étudié. Si une éolienne n'est pas plus grande que 50 mètres, ne dépasse pas 300 kWh et que la moitié de l'énergie est consommée sur place, une approbation communale suffit. Les coûts de transport sont également diminués en transportant le tout dans un seul container. La turbine se compose de neuf pièces, qui peuvent être relativement facilement assemblées. "L'assemblage est aussi complexe qu'une armoire Ikea".

Le résultat est une turbine de 100 kWh, mais différentes adaptations sont possibles: des ailes plus longues, une plus petite capacité et une classe de vent inférieure. De plus, elles peuvent être peintes aux couleurs de l'entreprise du client.

Le vrai marché de Xant, c'est l'autonomisation de villages: des hameaux reculés qui n'ont pas d'énergie ou qui la tirent d'un générateur diesel, par exemple en Inde, en Afrique ou en Amérique du Sud. "Nous devons d'abord construire une base de clients en Belgique et en Europe, sinon c'est impossible de convaincre des clients étrangers", détaille Vyncke. C'est pourquoi ce contrat avec DEME est aussi important.