Durant cet été, c'est surtout le patron de Tesla, le célèbre Elon Musk, qui a fait parler de lui et de sa marque de voiture.

D'abord, en disant qu'il souhaitait retirer son entreprise de la Bourse parce qu'il ne supportait plus que Tesla soit attaquée par des spéculateurs. Il a même assuré que ce retrait qui coûterait beaucoup d'argent était déjà financé et il a même indiqué qu'une bonne partie de ce financement viendrait d'investisseurs saoudiens, et puis ensuite, il y a quelques jours, il vient de se rétracter en affirmant que Tesla resterait en Bourse car son retrait posait trop de problèmes.

En attendant, Elon Musk risque d'avoir de gros soucis avec la SEC, le gendarme boursier américain, car il est accusé d'avoir ainsi manipulé les cours de l'action Tesla.

Mais pendant qu'on parle de Tesla, on ne parle pas de l'avenir des concessionnaires automobiles.

Sauf le magazine britannique The Economist qui s'est interrogé sur l'avenir de tous ces concessionnaires automobiles. Et la question est pertinente: en effet, dès lors que l'avenir, c'est l'automobile partagée, des moyens de transport comme Uber et bientôt la voiture autonome, la question est simple : aura-t-on encore besoin d'autant de voitures ?

La réponse est NON, surtout si la jeune génération continue sur sa lancée actuelle, à savoir que c'est une génération qui est moins intéressée par la possession d'une voiture que par son usage!

Et d'après l'enquête de The Economist, c'est simple: l'avenir des concessionnaires, c'est de fusionner entre eux ou de vendre leur emplacement. Fusionner, c'est-à-dire se regrouper, sera nécessaire car seuls les grands réseaux auront le capital suffisant pour investir dans l'équipement et la formation nécessaires pour vendre et assurer l'entretien des voitures électriques et un jour des voitures autonomes.

L'avenir des concessionnaires, c'est de fusionner entre eux ou de vendre leur emplacement.

Et les concessionnaires qui ne pourront pas se regrouper devront fermer boutique ou tenter de se vendre à des fonds ou investisseurs internationaux.

A priori, dit comme cela, cela peut paraitre bizarre de penser que des investisseurs internationaux puissent s'intéresser à un métier comme celui de concessionnaire automobile. Et pourtant, c'est déjà le cas aux Etats-Unis.

Warren Buffet, le 3ème homme le plus riche au monde, a par exemple racheté un réseau de 78 concessionnaires avec un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards de dollars.

Mais pourquoi faire direz-vous? C'est simple, à nouveau selon The Economist, ce qui intéresse ces investisseurs internationaux, ce sont les emplacements de premier ordre de ces concessionnaires.

Les concessionnaires sont généralement bien situés en ville ou à proximité des villes. Et les concessions automobiles peuvent donc être transformées en centres de logistique ou de tri pour le e-commerce.

C'est d'autant plus facile que généralement même si les intérieurs des concessions sont conçus pour les marques de voiture qui y sont vendues, les structures sont souvent faites de parois en acier qui offrent des possibilités de séparation et de redéploiement faciles.

Voilà comment selon le magazine The Economist, la plupart de nos concessionnaires vont soit disparaître soit céder la place à des centres de logistiques pour la gestion des colis du commerce online.

C'est une thèse qui doit sans doute déjà faire réfléchir les concessionnaires sur leur avenir et celui de leurs employés

Et comme d'habitude, n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires par email si cette thèse vous semble exagérée ou au contraire prémonitoire.