"Non, je ne repousserai pas la date de validité de mon offre à Engie. Et je réponds, oui, il y a urgence à décider", a déclaré M. Frérot.

"Pourquoi les deux mois qui nous ont séparés de l'annonce (faite par Engie sur sa disposition à vendre, ndlr), ne seraient pas suffisants pour évaluer l'offre qui leur est faite? ", a-t-il expliqué.

"Mais surtout, chaque jour qui passe, Suez vend une nouvelle activité, hier c'était une activité en Suède, la veille c'était en Allemagne... Sur les 90.000 salariés de Suez, 13.000 ont été vendus depuis un mois et demi. Combien en restera-t-il à Noël ?", a-t-il demandé.

"De plus Suez a annoncé qu'avec l'argent de ces ventes, ils allaient verser des dividendes exceptionnels à leurs actionnaires, en plein Covid, au moment où les entreprises se serrent les coudes. Il y a donc urgence à arrêter cette hémorragie et cette politique de la terre brûlée", a-t-il encore dit, lors d'une audition des directions de Suez et de Veolia devant les députés.

La direction de Suez a souligné le besoin de plus de temps pour concocter une contre-offre de rachat de ses parts à Engie.

Dans une démarche commune, les actionnaires salariés de Suez et d'Engie, ont demandé mercredi à l'Etat de "surseoir" à tout rapprochement avec Veolia, estimant que "l'intérêt social" du projet "est loin d'être avéré".

Suez, spécialiste du traitement de l'eau et des déchets, bataille depuis la fin août pour son indépendance, depuis que son actionnaire principal Engie s'est vu offrir par Veolia de lui céder ses 29,9% de parts pour 2,9 milliards d'euros.

Veolia s'est dit prêt mardi à "discuter" avec Engie qui lui a demandé d'améliorer son offre.

"Non, je ne repousserai pas la date de validité de mon offre à Engie. Et je réponds, oui, il y a urgence à décider", a déclaré M. Frérot. "Pourquoi les deux mois qui nous ont séparés de l'annonce (faite par Engie sur sa disposition à vendre, ndlr), ne seraient pas suffisants pour évaluer l'offre qui leur est faite? ", a-t-il expliqué. "Mais surtout, chaque jour qui passe, Suez vend une nouvelle activité, hier c'était une activité en Suède, la veille c'était en Allemagne... Sur les 90.000 salariés de Suez, 13.000 ont été vendus depuis un mois et demi. Combien en restera-t-il à Noël ?", a-t-il demandé. "De plus Suez a annoncé qu'avec l'argent de ces ventes, ils allaient verser des dividendes exceptionnels à leurs actionnaires, en plein Covid, au moment où les entreprises se serrent les coudes. Il y a donc urgence à arrêter cette hémorragie et cette politique de la terre brûlée", a-t-il encore dit, lors d'une audition des directions de Suez et de Veolia devant les députés. La direction de Suez a souligné le besoin de plus de temps pour concocter une contre-offre de rachat de ses parts à Engie. Dans une démarche commune, les actionnaires salariés de Suez et d'Engie, ont demandé mercredi à l'Etat de "surseoir" à tout rapprochement avec Veolia, estimant que "l'intérêt social" du projet "est loin d'être avéré". Suez, spécialiste du traitement de l'eau et des déchets, bataille depuis la fin août pour son indépendance, depuis que son actionnaire principal Engie s'est vu offrir par Veolia de lui céder ses 29,9% de parts pour 2,9 milliards d'euros. Veolia s'est dit prêt mardi à "discuter" avec Engie qui lui a demandé d'améliorer son offre.