La société de cartes de crédit aurait laissé 46 millions de Britanniques payer trop d'argent, explique le bureau d'avocats Quinn Emanuel dans sa plainte. Durant la période 1992-2008, Mastercard a en effet imposé une redevance aux commerçants, qui était répercutée sur les consommateurs, peu importe qu'ils utilisent effectivement une carte de crédit ou non.

Cette redevance est contraire au droit européen, estime le bureau d'avocats, qui se base sur un arrêt de la Cour européenne de justice de 2014. A l'issue d'une bataille de plusieurs années avec la Commission européenne, la juridiction avait conclu que Mastercard facturait des frais trop élevés.

Selon les plaignants, qui évoquent des "bénéfices illégaux", la société a galvaudé l'opportunité d'arriver à une solution. Le bureau d'avocats s'attend à un procès en 2018, à moins que Mastercard ne propose une transaction acceptable d'ici là.