Deux touristes, l'air perdu, se tiennent devant le Pavillon chinois, à Laeken, en lisière du domaine royal. Ils viennent de passer devant un panneau sur lequel figurent les heures d'ouverture, mais le bâtiment est fermé. Le Pavillon, imposant avec sa profusion de décorations chinoises, est cerné de barrières de chantier arborant le logo d'une firme de surveillance. La façade donne une impression de désolation. Des étançons soutiennent deux grands balcons. Le bois, les carreaux et les laques sont endommagés par l'exposition aux intempéries et les infiltrations d'eau. La dorure des colonnes est ternie par endroits. Sur une des façades latérales, deux grands trous béent dans le vitrage de la haute double porte. D'autres fenêtres montrent également des traces de vandalisme. Devant une des entrées, un auvent vermoulu protège des chutes de débris. Sur l'autre façade latérale, quelques fenêtres sont condamnées par des panneaux d'aggloméré. La dépendance (à l'origine des écuries et remises) derrière le pavillon est elle aussi clôturée par de hautes barrières.
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