T&E regroupe une soixantaine d'organisations parmi lesquelles Inter-Environnement Wallonie et le mouvement urbain bruxellois Bral. Son analyse ne tient compte que des petits aéroports, la liste n'est donc pas exhaustive. Les autorités ne sont par ailleurs pas toujours transparentes quant aux aides apportées, relève-t-elle.

Selon T&E, 8% des aéroports étudiés ne pourraient subsister sans soutien public en raison de leur très faible nombre de passagers.

Les 52 sites pointés du doigt se situent principalement en France et en Italie. Charleroi ne fait pas partie de l'analyse, mais la plate-forme compte néanmoins BSCA parmi les aéroports subsidiés.

Les aides contribuent à l'explosion des émissions et sont potentiellement contraires aux règles européennes, souligne Transport & Environment. La Commission européenne, gardienne de la concurrence, est chargée de contrôler la régularité de ces aides et a déjà condamné plusieurs fois des pouvoirs publics à récupérer les aides octroyées à des aéroports.

Le secteur est l'un des principaux pollueurs d'Europe et Ryanair fait partie du top 10 des responsables d'émission de CO2, avait déjà dénoncé la plate-forme dans une précédente publication. "La Commission doit mettre fin aux aides et élaborer un plan comparable à ce qui a été fait pour les mines de charbon", recommande T&E.