C'est inscrit dans son contrat, le directeur de bpost touchera une prime de 500.000 euros lorsqu'il quittera l'entreprise en février prochain. À une condition cependant: il n'aura pas le droit de travailler pour un concurrent pendant toute une année, peut-on lire dans les journaux.

Le PTB s'insurge contre cette clause et demande que l'entreprise renonce à verser l'indemnité. Il conviendrait plus, selon Raoul Hedebouw, que cette somme soit réinvestie pour améliorer les conditions de travail des postiers, pour les soulager.

Pour le parti de gauche, le bilan social de Koen Van Gerven est désastreux: "En seulement cinq ans, il a réalisé un véritable carnage social. Délocalisation de l'informatique, licenciements dans les call-centers, sous-traitance du nettoyage et des cantines, suppression de 3.000 boîtes rouges, augmentation du prix du timbre et, récemment, arrêt du passage quotidien des facteurs... Koen Van Gerven s'est appliqué à détruire tout l'héritage de notre poste publique", martèle Raoul Hedebouw, qui ponctue: "Il a touché 600.000 euros par an. À ce prix-là, ne pas partir chez la concurrence est la moindre des choses."