Le numéro un mondial de la réservation de voitures avec chauffeur a en effet connu, le 10 mai dernier, une première séance de cotation plutôt agitée. Le titre a enregistré un recul de plus de 7 % par rapport à son cours d'introduction fixé à 45 d...

Le numéro un mondial de la réservation de voitures avec chauffeur a en effet connu, le 10 mai dernier, une première séance de cotation plutôt agitée. Le titre a enregistré un recul de plus de 7 % par rapport à son cours d'introduction fixé à 45 dollars, avant d'accuser une nouvelle forte baisse en début de semaine. Le tout pour chuter de 18 % en deux jours. Bien sûr, timing is everything. La firme de San Francisco n'aura pas été épargnée par les dommages boursiers collatéraux dûs aux tensions commerciales entre Washington et Pékin. Et les banquiers en charge de l'introduction en Bourse, en particulier Morgan Stanley, sont aussi visés, eux qui ont annoncé une valorisation trop généreuse à 120 milliards de dollars, pour finalement sortir à 70 milliards. On pourra rétorquer que lors de son IPO en 2012, Facebook avait démarré à 38 dollars avant de sévèrement chuter... pour se retrouver aujourd'hui à plus de 180 dollars. Mais Uber a déjà 10 ans. Et contrairement à Facebook, il continue d'accumuler les milliards de pertes. Bref, le flop de sa mise en Bourse aura des conséquences pour les introductions futures d'autres licornes.