L'entrée en Bourse d'Uber s'annonce imminente. Le Wall Street Journal assure que les documents administratifs ont été rentrés confidentiellement à la SEC (Security Exchange Commission) en vue d'une cotation au premier trimestre 2019. Les banquiers auraient assuré à Uber que la valorisation de l'entreprise pouvait atteindre les 120 milliards de dollars. L'été dernier, le niveau de la participa...

L'entrée en Bourse d'Uber s'annonce imminente. Le Wall Street Journal assure que les documents administratifs ont été rentrés confidentiellement à la SEC (Security Exchange Commission) en vue d'une cotation au premier trimestre 2019. Les banquiers auraient assuré à Uber que la valorisation de l'entreprise pouvait atteindre les 120 milliards de dollars. L'été dernier, le niveau de la participation prise par Toyota indiquait une valorisation implicite de 76 milliards de dollars. L'opération n'était pas une surprise. Dara Khosrowshahi, le CEO d'Uber, avait indiqué publiquement son intention d'entrer en Bourse, mais parlait de la deuxième moitié de 2019. L'accélération du calendrier doit sans doute beaucoup à la volatilité du marché et à l'intention similaire lancée par un concurrent d'Uber, Lyft, encore peu présent en Europe. Depuis 2017, la SEC autorise toutes les entreprises à déposer leur demande de cotation de manière confidentielle, généralisant une formule réservée naguère aux PME. Fondé en 2009, Uber a connu une progression fulgurante, développant une plateforme pour gérer un service d'automobile avec chauffeur et des livraisons de repas à domicile (Uber Eats). La société vit essentiellement de commissions, et cherche à multiplier les services. Elle est passée de 1,5 milliard de dollars en 2015 à 7,5 milliards de dollars en 2017, mais ne génère toujours pas de bénéfices. Elle aurait ainsi perdu 2,2 milliards de dollars en 2017, selon Bloomberg, préférant la croissance maximale à l'arrivée des bénéfices. Uber s'appuie sur une solide part de marché, 69% aux Etats-Unis, contre 28% pour Lyft. L'opération permettra aux actionnaires d'encaisser une plus-value en vendant des parts. En tête figure le fonds japonais SoftBank, qui a investi 9 milliards de dollars dans Uber, et le fonds de capital-risque Benchmark. Le gouvernement saoudien est aussi concerné, il possède 5% de l'entreprise. Et aussi les membres du personnel qui ont reçu des parts.