Le voyagiste va proposer des remboursements ou des nouvelles réservations pour les Britanniques qui devaient se rendre en Espagne, destination très prisée. TUI UK, la branche britannique du voyagiste allemand, précise dans un communiqué que sa décision ne s'applique pas pour les Baléares et les Canaries, même si ces îles sont concernées par la quarantaine.

Pour les voyageurs actuellement en Espagne, rien ne change, précise TUI. Ils peuvent poursuivre leurs séjours et leur vols retour est maintenu.

TUI, qui pousse pour la mise en place de couloirs aériens régionaux, explique être en lien avec le gouvernement britannique afin de comprendre pourquoi le ministère des Affaires étrangères recommande d'éviter les voyages non essentiels vers l'Espagne mais pas vers les Baléares et les Canaries, contrairement à la quarantaine qui concerne tout le pays.

Deux semaines après avoir exempté l'Espagne des mesures de quarantaine prises pour éviter l'importation de cas de nouveau coronavirus, le gouvernement britannique a réintroduit brusquement dimanche une quatorzaine d'isolement pour les passagers en revenant. Il a invoqué le nombre d'infections qui a triplé en deux semaines dans le pays en particulier dans la région touristique de Catalogne.

Adoptée sans mise en garde, la mesure constitue un casse-tête pour les touristes déjà sur place et fait craindre désormais au secteur que d'autres pays ne suivent.

De leur côté, les compagnies aériennes britanniques comme British Airways et EasyJet et l'irlandaise Ryanair maintiennent pour l'heure leur programme de vols vers l'Espagne, même si la décision du gouvernement britannique fait grincer des dents.

"C'est malheureusement un nouveau coup dur pour les vacanciers britanniques et qui ne manque pas d'avoir un impact sur un secteur aérien déjà en difficulté", souligne British Airways. EasyJet s'est dit "déçue" que la quarantaine concerne l'ensemble de l'Espagne alors même selon elle que la hausse des cas de nouveau coronavirus ne portent que sur quelques régions.

Cette quarantaine, qui intervient au coeur de la saison estivale, a de quoi inquiéter le secteur du tourisme qui tentait de se relever d'une paralysie d'activité pendant les longues semaines de confinement, ce qui a mis à mal leurs finances et entraîné des suppressions d'emplois par milliers.

Les investisseurs s'en inquiétaient au plus haut point, si bien que les titres des grands groupes du secteur s'effondraient lundi matin à la Bourse de Londres.

Vers 09H40 GMT, IAG, maison mère de British Airways, perdait 9,01%, EasyJet 11,27% et TUI 11,10%.

La décision du gouvernement "constitue l'annonce que le secteur aérien n'aurait jamais souhaité entendre", souligne Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

Selon lui de nombreux Britanniques vont soit annuler leur séjour en Espagne ou réfléchir à deux fois avant de faire une réservation, surtout ceux qui ne peuvent pas travailler de la maison en cas de quarantaine.

Et "le marché intègre désormais le risque de voir des restrictions mises en place pour davantage de pays avec un impact sur les résultats financiers des secteurs liés au voyage", prévient M. Mould.

Le voyagiste va proposer des remboursements ou des nouvelles réservations pour les Britanniques qui devaient se rendre en Espagne, destination très prisée. TUI UK, la branche britannique du voyagiste allemand, précise dans un communiqué que sa décision ne s'applique pas pour les Baléares et les Canaries, même si ces îles sont concernées par la quarantaine.Pour les voyageurs actuellement en Espagne, rien ne change, précise TUI. Ils peuvent poursuivre leurs séjours et leur vols retour est maintenu.TUI, qui pousse pour la mise en place de couloirs aériens régionaux, explique être en lien avec le gouvernement britannique afin de comprendre pourquoi le ministère des Affaires étrangères recommande d'éviter les voyages non essentiels vers l'Espagne mais pas vers les Baléares et les Canaries, contrairement à la quarantaine qui concerne tout le pays.Deux semaines après avoir exempté l'Espagne des mesures de quarantaine prises pour éviter l'importation de cas de nouveau coronavirus, le gouvernement britannique a réintroduit brusquement dimanche une quatorzaine d'isolement pour les passagers en revenant. Il a invoqué le nombre d'infections qui a triplé en deux semaines dans le pays en particulier dans la région touristique de Catalogne.Adoptée sans mise en garde, la mesure constitue un casse-tête pour les touristes déjà sur place et fait craindre désormais au secteur que d'autres pays ne suivent.De leur côté, les compagnies aériennes britanniques comme British Airways et EasyJet et l'irlandaise Ryanair maintiennent pour l'heure leur programme de vols vers l'Espagne, même si la décision du gouvernement britannique fait grincer des dents."C'est malheureusement un nouveau coup dur pour les vacanciers britanniques et qui ne manque pas d'avoir un impact sur un secteur aérien déjà en difficulté", souligne British Airways. EasyJet s'est dit "déçue" que la quarantaine concerne l'ensemble de l'Espagne alors même selon elle que la hausse des cas de nouveau coronavirus ne portent que sur quelques régions.Cette quarantaine, qui intervient au coeur de la saison estivale, a de quoi inquiéter le secteur du tourisme qui tentait de se relever d'une paralysie d'activité pendant les longues semaines de confinement, ce qui a mis à mal leurs finances et entraîné des suppressions d'emplois par milliers.Les investisseurs s'en inquiétaient au plus haut point, si bien que les titres des grands groupes du secteur s'effondraient lundi matin à la Bourse de Londres.Vers 09H40 GMT, IAG, maison mère de British Airways, perdait 9,01%, EasyJet 11,27% et TUI 11,10%.La décision du gouvernement "constitue l'annonce que le secteur aérien n'aurait jamais souhaité entendre", souligne Russ Mould, analyste chez AJ Bell.Selon lui de nombreux Britanniques vont soit annuler leur séjour en Espagne ou réfléchir à deux fois avant de faire une réservation, surtout ceux qui ne peuvent pas travailler de la maison en cas de quarantaine.Et "le marché intègre désormais le risque de voir des restrictions mises en place pour davantage de pays avec un impact sur les résultats financiers des secteurs liés au voyage", prévient M. Mould.