Le groupe basé à Hanovre et coté à Londres prévoit un impact négatif "d'environ 200 millions d'euros" sur son excédent brut d'exploitation.

TUI opère une flotte de 150 avions, dont 15 Boeing 737 MAX "pour le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et la Suède", et attendait la livraison de huit autres de ces avions fin mai.

Mais les 737 MAX sont cloués au sol depuis la mi-mars, mis en cause dans deux catastrophes aériennes qui ont fait 346 morts à quelques mois d'intervalle, d'abord le crash d'un vol de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre, puis celui d'Ethiopian Airlines le 10 mars. Les deux accidents ont fait 346 morts.

En conséquence et "pour garantir les vacances de ses clients", TUI a dû "utiliser d'autres avions de sa flotte, étendre le contrat d'appareils censés être remplacés par des 737 MAX et louer de nouveaux appareils", explique le groupe.

Le voyagiste tout-terrain, qui propose aussi bien des vols que des séjours, des croisières et des excursions, s'est pour l'heure organisé "jusqu'à la mi-juillet" pour "couvrir les vacances de Pâques, de la Pentecôte et le début des congés d'été".

Mais il souligne que l'incertitude est "considérable" autour de la reprise de service des 737 MAX, puisque Boeing doit d'abord modifier ses appareils puis les faire approuver par les régulateurs américain et européen.

TUI table donc pour l'instant sur un excédent brut d'exploitation (Ebitda) en baisse de 17% sur l'année, alors qu'il était jusqu'à présent attendu "stable" après les 1,17 milliard d'euros dégagés l'an dernier.

Si les 737 MAX devaient rester inutilisables jusqu'au 30 septembre, le géant du tourisme anticipe un impact supplémentaire de 100 millions d'euros, qui ferait reculer son Ebitda annuel de 26%.