C'est évident, en aspirant les données personnelles de 50 millions d'Américains et en utilisant ces données pour tenter d'influer la campagne présidentielle américaine, la PME britannique qui est à l'origine du scandale démontre que Facebook est une sorte de boite noire dans laquelle même ses propriétaires ne savent pas toujours ce qui s'y passe.

C'est un peu la première leçon révélée par les médias depuis ce mardi. On découvre qu'une PME britannique - Cambridge Analytica - avait développé un puissant logiciel capable de prédire et d'influencer le vote des électeurs américains. Et le pire, c'est qu'il semble que la direction de Facebook était au courant d'au moins une partie du vol des données depuis 2015.

Facebook: "Si c'est gratuit, alors, c'est que vous êtes le produit"

Et ce qui pose aussi problème, c'est que les utilisateurs concernés par ce vol n'ont pas été prévenus. Là, où on arrive à la deuxième leçon de cette triste affaire de manipulation psychologique des électeurs par cette PME britannique. Lorsque Barack Obama a été le premier à utiliser l'arme des réseaux sociaux, on a crié au génie. 9 ans plus tard, ce qui était considéré comme un coup de génie et devenu une sorte de délit. Nous arrivons à une troisième leçon : "si c'est gratuit, alors c'est que c'est vous qui êtes le produit". Eh oui, à force de bénéficier gratuitement des services de Facebook, Google, Messenger, Instagram, l'utilisateur croit qu'il est au paradis sur terre. En réalité, le modèle économique de tous ces réseaux sociaux consiste à nous vendre non pas un produit, non pas un service, mais nos données, données personnelles qu'ils revendent à d'autres entreprises, c'est aussi plat que cela. Le drame, c'est que tout le monde aujourd'hui le sait, mais que faire ?

Facebook et les autres disent qu'ils sont transparents. C'est vrai, nous recevons par exemple à chaque mise à jour, une longue tartine rédigée de manière très juridique qui nous demande si nous sommes d'accord ? Mais que faire d'autre que de dire "oui" ? si nous disons "non", alors, nous n'avons plus accès à Facebook et donc à nos amis qui eux ont décidé de rester sur le réseau social. En clair, si nous disons non, nous sommes menacés de disparition sociale, de devenir invisible aux yeux des autres, de nos amis, de nos collègues et même de notre famille, c'est ce que les spécialistes appellent un "combat asymétrique".

Nous ne pouvons même pas lire le contrat proposé par Google, Apple et Facebook et dire, ça je prends, mais ça je ne prends pas. Non, c'est tout ou rien. Comme le faisait remarquer un éditorialiste des Echos, nous sommes entrés dans l'économie du "c'est à prendre ou à laisser", on en voit aujourd'hui les conséquences et les dangers pour la démocratie.

C'est évident, en aspirant les données personnelles de 50 millions d'Américains et en utilisant ces données pour tenter d'influer la campagne présidentielle américaine, la PME britannique qui est à l'origine du scandale démontre que Facebook est une sorte de boite noire dans laquelle même ses propriétaires ne savent pas toujours ce qui s'y passe. C'est un peu la première leçon révélée par les médias depuis ce mardi. On découvre qu'une PME britannique - Cambridge Analytica - avait développé un puissant logiciel capable de prédire et d'influencer le vote des électeurs américains. Et le pire, c'est qu'il semble que la direction de Facebook était au courant d'au moins une partie du vol des données depuis 2015. Et ce qui pose aussi problème, c'est que les utilisateurs concernés par ce vol n'ont pas été prévenus. Là, où on arrive à la deuxième leçon de cette triste affaire de manipulation psychologique des électeurs par cette PME britannique. Lorsque Barack Obama a été le premier à utiliser l'arme des réseaux sociaux, on a crié au génie. 9 ans plus tard, ce qui était considéré comme un coup de génie et devenu une sorte de délit. Nous arrivons à une troisième leçon : "si c'est gratuit, alors c'est que c'est vous qui êtes le produit". Eh oui, à force de bénéficier gratuitement des services de Facebook, Google, Messenger, Instagram, l'utilisateur croit qu'il est au paradis sur terre. En réalité, le modèle économique de tous ces réseaux sociaux consiste à nous vendre non pas un produit, non pas un service, mais nos données, données personnelles qu'ils revendent à d'autres entreprises, c'est aussi plat que cela. Le drame, c'est que tout le monde aujourd'hui le sait, mais que faire ? Facebook et les autres disent qu'ils sont transparents. C'est vrai, nous recevons par exemple à chaque mise à jour, une longue tartine rédigée de manière très juridique qui nous demande si nous sommes d'accord ? Mais que faire d'autre que de dire "oui" ? si nous disons "non", alors, nous n'avons plus accès à Facebook et donc à nos amis qui eux ont décidé de rester sur le réseau social. En clair, si nous disons non, nous sommes menacés de disparition sociale, de devenir invisible aux yeux des autres, de nos amis, de nos collègues et même de notre famille, c'est ce que les spécialistes appellent un "combat asymétrique". Nous ne pouvons même pas lire le contrat proposé par Google, Apple et Facebook et dire, ça je prends, mais ça je ne prends pas. Non, c'est tout ou rien. Comme le faisait remarquer un éditorialiste des Echos, nous sommes entrés dans l'économie du "c'est à prendre ou à laisser", on en voit aujourd'hui les conséquences et les dangers pour la démocratie.