"Malgré des entretiens très intensifs avec différentes parties jusqu'au dernier moment, il n'y a malheureusement pas eu d'accord pour trouver le financement nécessaire à court terme. A cause de cela, Thomas Cook Retail Belgium (TCRB) n'est pas en position de pouvoir continuer et réaliser avec succès à un concordat judiciaire", indique le groupe Thomas Cook dans un communiqué, confirmant une information tombée un peu plus tôt. "La direction de Thomas Cook Retail Belgium est donc aussi obligée de déposer le bilan de l'entreprise."

Mardi 24 septembre, Thomas Cook Belgium, Thomas Cook Retail et Thomas Cook Financial Services avaient déjà déposé le bilan.

"Durant les jours suivants, la direction et les collaborateurs ont travaillé intensivement afin de trouver une solution pour une continuité via une réorganisation judiciaire pour Thomas Cook Retail Belgium, avec 501 employés et 91 agences de voyage", précise le voyagiste. TCRB devait trouver immédiatement 5 millions afin de pouvoir réussir à demander un accord judiciaire. Cependant, les entretiens menés entre les différentes parties, et jusqu'au dernier moment, n'ont pas permis d'aboutir à un accord.

La direction de Thomas Cook Retail Belgium se voit donc "obligée" de déposer le bilan de l'entreprise. "Le tsunami engendré par la faille de Thomas Cook Groupe a été fatal", conclut-elle.

La direction dit "vraiment regretter de ne pas avoir pu trouver une solution pour cette entreprise rentable et pour ses employés passionnés".

"Un silence de mort s'est abattu après le speech de la direction"

Les 501 employés de Thomas Cook Retail Belgium ont dû encaisser le coup après l'annonce de la faillite par la direction. "Un silence de mort s'est abattu sur le personnel", a déclaré Patrick Van Holderbeke, du syndicat ACV (pendant flamand de la CSC). La requête en faillite sera déposée lundi soir au tribunal de l'entreprise de Gand.

La direction a annoncé lundi que Thomas Cook Retail Belgium déposait le bilan, faute d'avoir trouvé les 5 millions d'euros nécessaires à son redémarrage.

"Nous espérions que les choses se passeraient beaucoup mieux pour les employés", a indiqué le syndicaliste. Même discours du côté de la direction qui souhaitait pouvoir trouver de l'argent rapidement afin d'aboutir à un accord judiciaire.

Le tribunal de l'entreprise statuera, en principe, mardi sur la demande de mise en faillite. "A partir de ce moment-là, les gens seront au chômage", complète M. Van Holderbeke. Sachant qu'une reprise partielle n'est pas inconcevable, dans le cadre du scénario de la faillite gérée par les curateurs.

Les magasins et les bureaux de Thomas Cook resteront fermés.