Suivi en l'an 2000 par les médias du monde entier, le naufrage du sous-marin nucléaire Kursk fait l'objet d'un film éponyme qui vient de sortir sur nos écrans. L'acteur belge Matthias Schoenaerts tient le rôle principal de cette super-production internationale initiée par Europa Corp (le studio de cinéma de Luc Besson) aux côtés des grosses pointures Colin Firth et Léa Seydoux.
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Suivi en l'an 2000 par les médias du monde entier, le naufrage du sous-marin nucléaire Kursk fait l'objet d'un film éponyme qui vient de sortir sur nos écrans. L'acteur belge Matthias Schoenaerts tient le rôle principal de cette super-production internationale initiée par Europa Corp (le studio de cinéma de Luc Besson) aux côtés des grosses pointures Colin Firth et Léa Seydoux.Dotée d'un budget de 35 millions d'euros, cette épopée humaine et militaire a nécessité 65 jours de tournage dont la grande majorité (47 jours) ont été planifiés en Belgique, principalement à Anvers. C'est en effet dans cette ville portuaire que les studios AED ont reconstitué une partie du sous-marin russe dans un décor de 20 tonnes conçu pour être plongé et ressorti de l'eau à chaque jour de tournage.Au-delà de la performance technique, le film s'illustre surtout par un autre exploit, cette fois économique, toujours accompli sur notre territoire. Avec 7,2 millions d'euros levés grâce au système du tax shelter, Kursk incarne aujourd'hui la plus grosse levée de fonds jamais réalisée depuis la nouvelle loi qui encadre ce mécanisme fiscal, soit le maximum légal autorisé pour un seul et même long métrage. Au total, ce ne sont pas moins de 150 entreprises belges, non actives dans le secteur de l'audiovisuel, qui ont ainsi investi de l'argent dans ce film en échange d'une exonération de leurs bénéfices imposables.Mais comment la Belgique a-t-elle réussi à attirer la grande majorité du tournage de cette super-production internationale qui compte aussi la France, le Canada et le Luxembourg parmi les investisseurs? "Cela s'explique par la combinaison de deux facteurs: un volet financier et le savoir-faire technique, répond Fabrice Delville, directeur général de Belga Films Fund, le pôle tax shelter du groupe Belga Films, actif dans la distribution de longs-métrages depuis 80 ans. Avec les 7,2 millions levés grâce au tax shelter, mais aussi 800.000 euros supplémentaires apportés par les fonds régionaux d'investissement, la Belgique proposait non seulement une combinaison financière intéressante, mais aussi une expertise technique avec des équipes productives et réputées à l'international. Au fil des ans, le tax shelter a en effet permis aux techniciens belges de monter en gamme."Grâce à Kursk et à ses 47 jours de tournage planifiés en Belgique, ce sont quelque 800 prestataires de service qui ont ainsi été réquisitionnés et plus de 13 millions d'euros qui ont été dépensés par les producteurs sur notre territoire. Pour Belga Films, c'est aussi une opportunité de démontrer la souplesse de son offre intégrée puisque le groupe belge est désormais présent à tous les échelons cinématographiques: la production, le financement via sa filiale tax shelter et la distribution en salles puisque Belga Films est le gros distributeur indépendant dans le Benelux.