Moyennant la mise sur la table de deux millions d'euros, les deux membres du comité de direction de Nethys comptaient profiter d'un droit préférentiel d'entrée au capital de la nouvelle structure (dite "NewCo 3") à naître pour accueillir l'activité télécoms du groupe liégeois.

Il était prévu que les deux hommes acquièrent 0,65% du capital. Providence devait s'en réserver, lui, 50,67%, quand Nethys en aurait alors conservé 48,68% - ainsi qu'un droit de veto sur certaines décisions stratégiques.

Cette pratique permet à un véhicule financier (Providence en l'occurrence) de s'appuyer sur l'expertise du management déjà à l'oeuvre, écrit L'Echo. Mais dans le cas de VOO et Nethys, elle pose question, selon le quotidien. En effet, la "task force" chargée d'étudier la vente du pôle télécoms du groupe liégeois n'était composée que de quatre personnes, parmi lesquelles Stéphane Moreau et Pol Heyse, qui, après avoir géré la vente, se seraient donc retrouvés liés à l'acquéreur.

Un départ déjà signé avec indemnités

Les conventions des cinq membres du comité de direction de l'entreprise (Stéphane Moreau, Pol Heyse, Jos Donvil, Bénédicte Bayer et Frederic Vandeschoor) ont été révoquées par le conseil d'administration de Nethys, tient Le Soir à bonne source.

La rupture doit se faire avec versement d'indemnités qui s'élèveraient à deux ans d'émoluments. En tenant compte des plafonds fixés par le décret wallon, le quotidien évalue à 500.000 euros le montant que chacun devrait recevoir.

Le président du conseil d'administration de Nethys, Pierre Meyers, ainsi que les membres du comité de direction n'ont pas souhaité réagir à l'information publiée dans la soirée.