Avec la pandémie, les particuliers et les établissements scolaires ont eu besoin d'ordinateurs et de tablettes supplémentaires pour permettre le travail à la maison, a souligné Pat Gelsinger lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Le besoin en gestion de données pour l'informatique dématérialisée a parallèlement explosé tandis que l'envol de l'intelligence artificielle, l'arrivée de la 5G ou le développement de la conduite autonome vont alimenter l'appétit pour les semi-conducteurs dans les années à venir.

"La forte demande continue de faire pression sur la chaîne d'approvisionnement", a-t-il indiqué lors d'une conférence téléphonique avec des analystes jeudi. "Je m'attends à ce que les pénuries touchent le fond au second semestre mais il faudra un à deux ans avant que le secteur soit capable de répondre entièrement à la demande", a ajouté le directeur général, à la tête de l'entreprise depuis le début de l'année.

Nouvelle stratégie

Certains secteurs industriels, comme l'automobile, sont particulièrement affectés par le manque de semi-conducteurs disponibles. Des constructeurs ont dû temporairement suspendre la production de certains véhicules désormais truffés d'électronique.

Pour faire face à la demande croissante, Intel a dévoilé en mars une nouvelle stratégie reposant à la fois sur le développement de la fabrication en interne et le recours accru à des sous-traitants. Le groupe a notamment intention d'investir 20 milliards de dollars dans deux nouvelles usines en Arizona.

Le quotidien Wall Street Journal a récemment affirmé qu'Intel était aussi en discussion pour racheter GlobalFoundries, dans une opération à environ 30 milliards de dollars, afin de dynamiser sa production.

Prévisions annuelles relevées

Le groupe, qui fait face à la concurrence de TSMC et Samsung, a relevé ses prévisions annuelles jeudi après avoir dévoilé des résultats trimestriels dépassant les attentes.

"La numérisation de tous les produits s'accélère, créant une énorme opportunité de croissance pour notre entreprise et nos clients, aussi bien sur notre coeur de métier que sur des activités émergentes", a souligné M. Gelsinger dans un communiqué.

Le groupe prévoit un chiffre d'affaires de 77,6 milliards de dollars pour l'ensemble de l'année, contre 77 milliards auparavant, et un bénéfice ajusté par action de 4,80 dollars, contre 4,60 dollars précédemment.

Au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires a stagné par rapport à la même période de 2020, à 19,6 milliards de dollars. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 5,1 milliards de dollars, quasi stable également. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le bénéfice a atteint 1,28 dollar, soit plus que le 1,06 dollar anticipé par les analystes. Le titre d'Intel perdait 2% dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.

Avec la pandémie, les particuliers et les établissements scolaires ont eu besoin d'ordinateurs et de tablettes supplémentaires pour permettre le travail à la maison, a souligné Pat Gelsinger lors d'une conférence téléphonique avec des analystes. Le besoin en gestion de données pour l'informatique dématérialisée a parallèlement explosé tandis que l'envol de l'intelligence artificielle, l'arrivée de la 5G ou le développement de la conduite autonome vont alimenter l'appétit pour les semi-conducteurs dans les années à venir. "La forte demande continue de faire pression sur la chaîne d'approvisionnement", a-t-il indiqué lors d'une conférence téléphonique avec des analystes jeudi. "Je m'attends à ce que les pénuries touchent le fond au second semestre mais il faudra un à deux ans avant que le secteur soit capable de répondre entièrement à la demande", a ajouté le directeur général, à la tête de l'entreprise depuis le début de l'année. Nouvelle stratégie Certains secteurs industriels, comme l'automobile, sont particulièrement affectés par le manque de semi-conducteurs disponibles. Des constructeurs ont dû temporairement suspendre la production de certains véhicules désormais truffés d'électronique. Pour faire face à la demande croissante, Intel a dévoilé en mars une nouvelle stratégie reposant à la fois sur le développement de la fabrication en interne et le recours accru à des sous-traitants. Le groupe a notamment intention d'investir 20 milliards de dollars dans deux nouvelles usines en Arizona. Le quotidien Wall Street Journal a récemment affirmé qu'Intel était aussi en discussion pour racheter GlobalFoundries, dans une opération à environ 30 milliards de dollars, afin de dynamiser sa production. Prévisions annuelles relevées Le groupe, qui fait face à la concurrence de TSMC et Samsung, a relevé ses prévisions annuelles jeudi après avoir dévoilé des résultats trimestriels dépassant les attentes. "La numérisation de tous les produits s'accélère, créant une énorme opportunité de croissance pour notre entreprise et nos clients, aussi bien sur notre coeur de métier que sur des activités émergentes", a souligné M. Gelsinger dans un communiqué. Le groupe prévoit un chiffre d'affaires de 77,6 milliards de dollars pour l'ensemble de l'année, contre 77 milliards auparavant, et un bénéfice ajusté par action de 4,80 dollars, contre 4,60 dollars précédemment. Au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires a stagné par rapport à la même période de 2020, à 19,6 milliards de dollars. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 5,1 milliards de dollars, quasi stable également. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le bénéfice a atteint 1,28 dollar, soit plus que le 1,06 dollar anticipé par les analystes. Le titre d'Intel perdait 2% dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.