Le transporteur a annoncé l'annulation de 504 vols prévus mercredi, immobilisant 47.500 passagers supplémentaires.

Quelque 3.300 vols ont été annulés depuis vendredi, date du début du conflit et de la rupture des négociations entre les partenaires, touchant au total 327.000 passagers.

Une majorité des vols intérieurs, mais aussi des liaisons européennes et long-courriers de SAS sont perturbés par ce débrayage suivi par plus de 1.400 pilotes en Suède, au Danemark et en Norvège.

La compagnie opère depuis le Brussels Airport. Plusieurs vols relient quotidiennement Bruxelles aux trois capitales scandinaves.

L'association suédoise des pilotes de ligne, qui a initié la grève, a déclaré que des mois de négociations n'avaient pas permis de trouver une solution à la "détérioration des conditions de travail, aux horaires de travail imprévisibles et à l'insécurité de l'emploi" pour les pilotes.

L'association suédoise, soutenue dans ses demandes par les associations des pilotes danois et norvégiens, a précisé que les horaires de travail variables, plus que les salaires, étaient le principal objectif des discussions.

La confédération suédoise des entreprises de transport a pour sa part affirmé qu'elle ne pouvait pas accepter une augmentation de 13% des salaires demandée par les pilotes, au vu d'une "moyenne déjà élevée de 93.000 couronnes (8.766 euros) par mois".

"Les demandes formulées par les syndicats de pilotes entraînent une augmentation significative des coûts pour SAS, qui menacerait la compétitivité à long terme de l'entreprise et, par conséquent, les emplois de tous les employés", a déclaré le PDG de la compagnie Rickard Gustafson.

La compagnie a lancé plusieurs programmes d'économie ces dernières années pour redresser sa rentabilité, après avoir frôlé la faillite en 2012.