Le laboratoire a annoncé, mardi, qu'il allait consacrer 400 millions d'euros par an d'ici à 2025 dans la recherche sur de nouveaux vaccins à ARN messager, des investissements qui devraient se poursuivre au-delà de cette période.

Sanofi, l'un des leaders mondiaux dans le secteur des vaccins, va créer un centre de recherche dédié aux vaccins à "ARNm", situé à Cambridge, aux États-Unis, et à Marcy-L'Étoile, près de Lyon, sur deux sites où le groupe est déjà présent, a-t-il indiqué mardi dans un communiqué.

Ce centre rassemblera 400 salariés avec des équipes dédiées à la recherche et développement, au numérique ou encore à la chimie et à la fabrication, avec des créations d'emplois à la clef.

Objectif affiché: mettre au point une nouvelle génération de vaccins, avec au moins six candidats vaccins en essais cliniques d'ici à 2025.

Pour y arriver, Sanofi va intensifier son partenariat avec Translate Bio, une biotech américaine spécialisée dans l'ARN messager, avec laquelle il collabore depuis 2018.

"Il s'agit de vaccins de routine sur des maladies infectieuses. On ne va pas remplacer nos vaccins actuels, mais étendre notre portefeuille", a souligné à l'AFP Thomas Triomphe, vice-président exécutif et responsable monde de Sanofi Pasteur, la branche du groupe dédiée aux vaccins. Le laboratoire ne précise pas quelles maladies infectieuses seront visées.

"Ce nouveau mécanisme d'action va compléter nos différentes approches, souligne-t-il. "Notre ambition est d'amener l'ARN messager à l'étape d'après: comment faire évoluer cette technologie en ayant des vaccins thermostables (2 à 8 degrés) et une innocuité améliorée pour pouvoir les utiliser de façon routinière et pas uniquement pandémique".

L'an dernier, les vaccins - pédiatriques, contre la grippe, etc - ont généré quasiment six milliards d'euros de ventes pour Sanofi, soit quelque 17% de son chiffre d'affaires.

Pourtant, malgré son expertise, le laboratoire a multiplié les retards face au Covid-19, s'attirant l'ire de l'opinion publique. Son vaccin recombinant - développé avec le britannique GSK - devrait ainsi être commercialisé d'ici à la fin de l'année, soit un an après ses concurrents Pfizer-BioNTech et Moderna, qui ont mis au point un vaccin à ARN messager.

Son autre vaccin contre le Covid, développé avec Translate Bio et qui utilise la technologie de l'ARN messager, est quant à lui au début des essais sur l'homme.

Sanofi a annoncé récemment avoir lancé de premiers essais cliniques pour un projet de vaccin contre la grippe à base d'ARN messager, soit "avant les annonces similaires d'autres concurrents", fait toutefois valoir Thomas Triomphe.

Le laboratoire a annoncé, mardi, qu'il allait consacrer 400 millions d'euros par an d'ici à 2025 dans la recherche sur de nouveaux vaccins à ARN messager, des investissements qui devraient se poursuivre au-delà de cette période. Sanofi, l'un des leaders mondiaux dans le secteur des vaccins, va créer un centre de recherche dédié aux vaccins à "ARNm", situé à Cambridge, aux États-Unis, et à Marcy-L'Étoile, près de Lyon, sur deux sites où le groupe est déjà présent, a-t-il indiqué mardi dans un communiqué. Ce centre rassemblera 400 salariés avec des équipes dédiées à la recherche et développement, au numérique ou encore à la chimie et à la fabrication, avec des créations d'emplois à la clef. Objectif affiché: mettre au point une nouvelle génération de vaccins, avec au moins six candidats vaccins en essais cliniques d'ici à 2025. Pour y arriver, Sanofi va intensifier son partenariat avec Translate Bio, une biotech américaine spécialisée dans l'ARN messager, avec laquelle il collabore depuis 2018. "Il s'agit de vaccins de routine sur des maladies infectieuses. On ne va pas remplacer nos vaccins actuels, mais étendre notre portefeuille", a souligné à l'AFP Thomas Triomphe, vice-président exécutif et responsable monde de Sanofi Pasteur, la branche du groupe dédiée aux vaccins. Le laboratoire ne précise pas quelles maladies infectieuses seront visées. "Ce nouveau mécanisme d'action va compléter nos différentes approches, souligne-t-il. "Notre ambition est d'amener l'ARN messager à l'étape d'après: comment faire évoluer cette technologie en ayant des vaccins thermostables (2 à 8 degrés) et une innocuité améliorée pour pouvoir les utiliser de façon routinière et pas uniquement pandémique". L'an dernier, les vaccins - pédiatriques, contre la grippe, etc - ont généré quasiment six milliards d'euros de ventes pour Sanofi, soit quelque 17% de son chiffre d'affaires. Pourtant, malgré son expertise, le laboratoire a multiplié les retards face au Covid-19, s'attirant l'ire de l'opinion publique. Son vaccin recombinant - développé avec le britannique GSK - devrait ainsi être commercialisé d'ici à la fin de l'année, soit un an après ses concurrents Pfizer-BioNTech et Moderna, qui ont mis au point un vaccin à ARN messager. Son autre vaccin contre le Covid, développé avec Translate Bio et qui utilise la technologie de l'ARN messager, est quant à lui au début des essais sur l'homme. Sanofi a annoncé récemment avoir lancé de premiers essais cliniques pour un projet de vaccin contre la grippe à base d'ARN messager, soit "avant les annonces similaires d'autres concurrents", fait toutefois valoir Thomas Triomphe.